Ryanair veut desservir la quasi-totalité des aéroports du Royaume

Des dizaines de nouvelles lignes sont programmées. Deux bases sont ouvertes à  Marrakech et Fès, et une troisième pourrait être installée à  Rabat pour couvrir le Gharb et le Centre. Le redéploiement engendre la création de quelque 150 emplois directs.

Ryanair semble avoir opté pour une implantation au Maroc relativement pérenne pour une compagnie low-cost. Déjà très présente à Marrakech avec actuellement 112 vols hebdomadaires (19% des passagers et 16% des mouvements d’avions) en provenance d’une quinzaine d’aéroports des principaux marchés émetteurs européens, elle est en train d’y intensifier son activité avec l’ouverture d’une base. Cette montée en charge sur la première destination du Royaume est matérialisée par le lancement, depuis le 23 avril 2013, de 14 liaisons supplémentaires avec trois pays de l’Union Européenne. Il s’agit de l’Italie avec 2 vols hebdomadaires, de l’Allemagne avec 4 et de la France avec 8. Tous ces vols sont opérés à partir de petits aéroports de province. Mais la compagnie irlandaise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisque, en dehors de Marrakech, d’autres villes comme Essaouira qui accueillera à partir du mois de mai 4 vols hebdomadaires au départ de Marseille et de Charleroi, en Belgique, sont ciblées. Quant à Agadir, elle sera desservie par 8 vols supplémentaires étalés du lundi au samedi dont 2 en provenance de Marseille, 3 de Charleroi, 2 vols de Nuremberg et 1 de Berlin.

Les destinations du nord du pays, Tanger, Nador, Fès et Oujda, et même Rabat, ne sont pas en reste. Ainsi, Tanger, qui a vu depuis le mois d’octobre ses vols low-cost augmenter de manière significative dans la mesure où elle recevait en octobre dernier  27 vols à partir de l’Europe, en reçoit aujourd’hui 57 dont 19 de la seule Ryanair. La compagnie low-cost a décidé d’ouvrir 14 dessertes supplémentaires dont 6 à partir de juillet prochain à partir de Düsserldorf, Francfort, Madrid, Barcelone et de villes du Royaume-Uni. La compagnie, précise une source à l’aéroport de Tanger, ouvre des dessertes à partir de bassins de clientèles où résident des MRE qui sont souvent obligés de passer par Casablanca pour rejoindre leur région d’origine au Maroc.

Pour marquer sa présence, 10 000 billets sont proposés à 25 euros HT sur Internet

Ryanair met aussi le paquet sur Fès où elle vient d’ouvrir la semaine dernière une base arrière. Aujourd’hui, elle assure 50 vols hebdomadaires sur les 55 qui desservent la capitale spirituelle. Sur Nador, elle assure 9 vols par semaine ; les dessertes hebdomadaires qui devraient être portées à 25, au même niveau que celles prévues vers Oujda durant cette saison d’été, sont destinées à alimenter la station Saâïdia et en même temps à satisfaire une demande des MRE se trouvant dans des pays comme la France, la Belgique ou la Hollande.

Enfin, Ryanair compte investir l’aéroport de Rabat avec 14 vols par semaine. Cet aéroport, qui est sous exploité car à proximité de Casablanca, intéresse au premier chef Ryanair qui voudrait en faire une plateforme low-cost pour attirer une clientèle qui est obligée de transiter par le hub international de l’aéroport de Casablanca en payant le prix fort. Selon une source bien informée, la compagnie pourrait dans un an au plus tard y ouvrir une troisième base pour une clientèle MRE originaire de la région du Gharb et du Centre.

Pour signer son retour en force, Ryanair, connue pour ses tarifs promotionnels à très bas coût, a injecté dans son circuit commercial sur internet 10 000 billets à un tarif ne dépassant pas 25 euros HT, ce qui devrait la mettre de nouveau sous les projecteurs. Ce redéploiement sur le Maroc avec des moyens importants se serait traduit par la création de quelque 150 emplois directs en dehors de ceux créées à Swissport qui assure à la compagnie les travaux de handling.