Royal Air Maroc : négociations difficiles entre les pilotes et la direction

Vendredi 10 octobre, une réunion est prévue pour discuter des propositions faites par la direction générale Les pilotes continuent de dénoncer le recrutement des étrangers.

Lebras de fer entre Royal Air Maroc et une partie de ses pilotes, en l’occurrence ceux affiliés à l’Association marocaine des pilotes de lignes (AMPL), continue. Aux dernières nouvelles, il n’y avait encore aucun signe d’apaisement, et il faut attendre la réunion prévue ce vendredi 10 octobre pour y voir plus clair.

En attendant, et à l’issue de l’assemblée générale de l’association, tenue le 6 octobre, les pilotes et commandants de bord ont décidé de «continuer à ne pas assurer le service de réserve (astreinte téléphonique) et se limitent à exécuter strictement leur programme de vol, et d’attendre les résultats de cette réunion avant d’entreprendre une quelconque action».

En clair : si cette réunion ne donne rien, il faut s’attendre à un durcissement du conflit que l’on a du mal à cerner. En effet, la direction de RAM communique peu sur le dossier, se contentant de diffuser un communiqué de presse quand elle le juge nécessaire. En revanche, les pilotes informent pratiquement l’opinion publique en temps réel à travers leur site Internet.

90 pilotes sanctionnés, selon le syndicat
Ainsi, le syndicat dénonce «la campagne de recrutement massive de pilotes étrangers pour Atlas Blue à travers un cabinet spécialisé, à des salaires qui seraient supérieurs de 40% à ceux des pilotes marocains». Effectivement, dans une annonce de recrutement, que La Vie éco a pu consulter en ligne, les salaires proposés dépassent les 70 000 DH pour les commandants de bord et les 45 000 DH pour les pilotes.

Mais l’AMPL ne fournit pas d’éléments de comparaison pour justifier ce qu’elle avance. Selon ce syndicat, quelque 90 pilotes de la RAM ont été convoqués vendredi 3 octobre pour se voir infliger toutes sortes de sanctions. La direction de la compagnie leur reproche, indique la même source, de perturber le fonctionnement de l’entreprise.

Cependant, la direction, malgré nos multiples relances à ce sujet, n’a pas souhaité s’exprimer sur ces questions. Pour rappel, ces propositions concernent essentiellement les «conditions d’intégration définitive ou de détachement provisoire des pilotes de la compagnie en tant que commandants de bord au sein des filiales du groupe».