Restructuration financière pour Moratel

Les actionnaires injectent 10,3 MDH dans le capital

Elargissement du réseau au-delà de Casablanca-Mohammédia.

Après les deux détenteurs de licence GMPCS, Global North Africa et Orbcomm Maghreb et, plus récemment en 2007, Cimecom (ex-Argos) qui exploite des solutions satellitaires de type VSAT, c’est au tour de Moratel (Morocco Radio Telecom), un autre «opérateur télécoms de niche» de restructurer son haut de bilan par un coup d’accordéon.

Pour éponger les pertes antérieures cumulées, le capital a été réduit de 10,3 MDH à 674 KDH avant que les actionnaires n’injectent le même montant pour le hisser, à nouveau, à 11 MDH. Cette opération permet d’effacer les stigmates d’un démarrage difficile au lendemain de l’obtention, en 2004, de la licence de radio-communication 3RP et dote l’opérateur des moyens nécessaires pour financer son programme d’élargissement de son réseau au-delà de Casablanca-Mohammédia.

Moratel ambitionne à travers cet investissement de répondre pleinement aux exigences de ses clients qui comptent déjà des références de taille telles que l’ONDA (Office national des aéroports), Royal Air Maroc, la Lydec ou le logisticien DHL.

Les solutions de transmission de voix et données de Moratel intéressent aussi de grands comptes qui veulent communiquer sur un réseau sécurisé ou qui souhaitent avoir des services innovants de localisation de véhicules, télégestion et télémesure. Sur ce créneau de réseaux radioélectriques à ressources partagées (dits 3RP), Moratel fait face à Inquam Telecom.