Restructuration financière pour le fabricant de colles ANK International

Via une opération accordéon, les actionnaires ont apporté 7,2 MDH pour effacer les pertes.
L’apport est destiné au financement d’un deuxième
site de production.

ANK International, un des principaux fabricants marocains de colles et d’amidons, restructure son passif. Cette entreprise contrôlée conjointement par CHK Maroc (ex-Henkel Maroc, filiale du géant allemand des détergents Henkel) et des investisseurs locaux menés par Ari Bouhadana, vient d’opérer un coup d’accordéon pour assainir son haut de bilan. Dans un premier temps, le capital a été réduit de 17,1 MDH à 1,1 million et ce, à concurrence des pertes essuyées depuis le démarrage de l’activité. Les actionnaires ont ensuite injecté 7,2 MDH pour hisser le capital à 8,34 millions. Cet argent frais s’ajoutera donc aux 9,6 MDH déjà injectés dans la société au début de l’année 2005.

Le dernier apport est destiné à financer partiellement la construction du deuxième site de production de ce spécialiste des colles d’affichage, des colles à sac et des amidons cationiques.

Il faut dire que, pour faire face à des entreprises solidement implantées sur le marché national, telles que la Société Marocaine de Colles (filiale du groupe français Bostik connu pour sa marque phare Sader), ANK International investit de façon ininterrompue, depuis son démarrage en 2003 au quartier industriel de Sidi Bernoussi, à Casablanca, notamment dans l’enrichissement de sa gamme de produits, le renforcement de ses moyens de distribution et de fabrication et l’amélioration de la qualité.

Ce dernier volet a été consacré, en 2006, par l’obtention de la certification ISO 9001/2000. Amortissement des investissements oblige, ces efforts ont naturellement pesé sur la rentabilité. Anticipant un bénéfice dès l’année prochaine, ANK International vise également à exporter son savoir-faire en Afrique. A commencer par le Gabon, où elle souhaite s’attaquer à la promotion de la culture du manioc servant à l’extraction de l’amidon. Une idée qui intéresse au plus haut point les décideurs gabonais car elle est susceptible de diminuer les importations et de contribuer ainsi à l’autosuffisance alimentaire dans ce pays.