Régie des tabacs : l’effet Altadis commence à  se faire sentir

Elle vient d’adopter un nouvel organigramme, articulé autour de quatre
pôles.
Sur la base du principe de parité, le directoire y a nommé deux
Marocains et deux expatriés du groupe Altadis.

Le directoire de la Régie des tabacs vient d’arrêter une nouvelle organisation de l’entreprise. Objectif déclaré : «faciliter l’intégration» de la société au sein du groupe Altadis.
Selon des sources à la Régie des tabacs, ce nouvel organigramme tient compte à la fois des résultats des réflexions menées en interne sur la question et des études réalisées par un cabinet spécialisé, le tout s’inspirant du schéma organisationnel d’Altadis.
Grosso modo, cette nouvelle organisation est articulée autour de quatre pôles : un pôle industriel, subdivisé en trois directions, un pôle commercial avec deux directions, un pôle distribution (une nouveauté puisque cette fonction n’existait pas auparavant) et, enfin, un pôle ressources comprenant quatre directions.
La nomination, par le directoire, des responsables de pôles semble avoir été décidée selon le principe de parité, puisque ce sont deux Marocains (Mohamed Dehbi et Hamid Terrab) et deux expatriés venus directement d’Altadis (Joaquim Pimentel et Alexandre de Suzzoni) qui sont désignés à la tête des quatre pôles (voir schéma).
Outre les pôles, la nouvelle organisation comprend également quatre directions : relations institutionnelles, communication, affaires juridiques et audit. Les personnes appelées à diriger ces directions ne sont pas encore connues.

La lutte contre la contrebande, chantier stratégique
Pour mémoire, rappelons que lors de sa réunion, tenue immédiatement après la remise par Altadis du chèque représentant le montant de la cession (14 milliards de dirhams) de la Régie des tabacs, le conseil de surveillance avait procédé à la nomination de Larbi Bellaha comme président du directoire, et d’Yves Rica comme directeur général.
A la Régie des tabacs, on précise que la création d’un pôle dédié à la distribution montre bien la volonté des responsables du directoire et, au-delà, du groupe, de s’occuper désormais des problèmes qui peuvent se poser en aval de la production : qualité des produits, réseaux de vente, etc. Ceci d’autant plus que, semble-t-il, le phénomène de la contrebande inquiète sérieusement les dirigeants de l’entreprise. Ceux-ci songent d’ailleurs à lancer prochainement une campagne de sensibilisation sur les dangers du phénomène – sur la santé des consommateurs,
notamment – et l’agence qui s’en chargera aurait déjà été choisie.

voir le nouveau Organigramme