Redéploiement des fonctionnaires : comment l’Etat procédera

L’opération commence fin 2006. Elle concerne uniquement la mobilité inter-ministères

Une bourse aux postes sera mise en ligne

L’Etat accordera une incitation
financière.

Après l’opération départs volontaires qui a permis d’alléger l’effectif de l’administration de 39 000 fonctionnaires, l’Etat s’apprête à  lancer une opération de redéploiement en vue de déconcentrer les effectifs qui sont inégalement répartis à  travers le pays. Depuis trois mois, les réunions entre les cadres du ministère de la Modernisation des secteurs publics (MMSP) et ceux des Finances se succèdent afin de boucler le dossier. Objectif : démarrer l’opération au plus tard d’ici fin 2006.

Contrairement au plan des départs volontaires qui s’était étalé sur quelques mois, le redéploiement sera une opération ouverte. Désormais, et à  partir de la date de lancement, tout fonctionnaire qui désire changer d’administration pourra en faire la demande.

Des besoins à  l’Education nationale, à  la Santé et à  la Justice
Quel sera le processus ? Concrètement, l’Etat mettra en ligne un site dédié à  l’opération. Y figureront aussi bien les besoins exprimés par les ministères que les demandes des fonctionnaires. A partir de là , un premier contact pourra être établi entre l’administration intéressée et le candidat qu’elle juge apte à  remplir le poste concerné. Mais, précise-t-on au sein du MMSP, le fonctionnaire devra, une fois qu’il aura trouvé chaussure à  son pied, faire une demande officielle auprès de son ministère, qui devra donner son accord et décider de la forme du détachement : mise à  disposition, mise en disponibilité ou encore transfert de dossier administratif.

Fait à  relever, toutes les opérations de redéploiement ne feront pas l’objet d’une indemnisation. En effet, explique Mohamed Boussaà¯d, ministre de la Fonction publique, «il y a des redéploiements naturels qui se feront et aussi bien le fonctionnaire que l’administration y trouveront leur compte. En revanche, les postes qui donneront lieu à  indemnisation seront affichés dans une liste visée et connue». En d’autres termes, l’incitation financière concernera les seuls postes o๠le besoin est le plus urgent et les demandes rares. Auprès du MMSP on signale que les départements o๠les besoins sont les plus flagrants sont ceux de la Santé, de l’Education et de la Justice.

Reste un dernier point, celui de l’indemnisation. A signaler qu’elle sera octroyée en une fois et non pas en complément de salaire comme prévu initialement. Les discussions sont en cours avec le ministère des Finances sur ce sujet, l’objectif étant que la prime soit suffisamment attractive. On parle d’un accord de principe pour 6 mois, mais rien n’est encore joué.