Ramed : les patients n’ont pas le droit choisir leur hôpital

Une circulaire du ministère de la santé définit une structure d’accueil pour chaque région. En cas de situation exceptionnelle, les malades sont pris en charge dans les CHU sur autorisation des médecins chefs des hôpitaux.

A la veille de la généralisation du régime d’assistance médicale pour les économiquement démunis (Ramed), prévue pour le 1er janvier 2012, le ministère de la santé vient de publier une circulaire qui définit la desserte des centres hospitaliers dans le but d’assurer une bonne répartition des patients et d’éviter des perturbations de la filière des soins et du système de financement des hôpitaux. Car il faut souligner que l’octroi par l’Etat des subventions de fonctionnement et l’affectation des ressources humaines se fait en fonction de la population vivant dans la zone où se trouve chaque hôpital.
L’organisation hospitalière marocaine est structurée, faut-il le noter,  autour de quatre niveaux de soins qui s’étalent du centre de santé prodiguant des soins de base au centre hospitalier universitaire, en passant par l’hôpital provincial et l’hôpital régional. Ainsi, pour les patients résidant dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, les soins sont prodigués dans le Centre hospitalier universitaire Ibn Sina sur présentation de la carte Ramed -ou du récépissé de dépôt du dossier- et d’une fiche de liaison signée par le médecin traitant.

Marrakech couvre tout le Sud 

Les personnes habitant dans la région d’El Gharb-Chrarda-Bni Hssen doivent aller à l’hôpital Al Idrissi de Kénitra. Pour Tanger, les malades sont accueillis à l’hôpital Mohammed V de la même ville, et pour Tétouan à l’Hôpital civil. Ceux de Benslimane sont dirigés vers l’hôpital provincial.
Quant au Centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès, il reçoit les patients résidant dans les régions de Meknès-Tafilalet, Fès-Boulmane, Taza-Al Hoceima-Taounate et de l’Oriental. Pour les régions de Chaouia-Ourdigha, Doukkala-Abda, Tadla-Azilal et du Grand Casablanca, les malades sont pris en charge dans les hôpitaux dont ils relèvent sur présentation d’une fiche de liaison signée par l’administration du CHU Ibn Rochd. Enfin, les patients résidant dans les régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, Souss-Massa-Draâ, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, Guelmim-Smara et Oued Dahab-Lagouira seront pris en charge au niveau du Centre hospitalier Mohammed VI de Marrakech.
Il importe de noter que ladite circulaire accorde aux médecins chefs des hôpitaux le pouvoir de déroger à cette règle du lieu de résidence pour les patients se trouvant dans une situation exceptionnelle, notamment dans le cas de certaines pathologies ne pouvant être prises en charge par les hôpitaux régionaux. Un dossier regroupant les pièces justificatives de la dérogation, signé par le médecin-chef du lieu de résidence, devra être constitué en vue de permettre un suivi.