Rabat-Salé-Zemmour-Zaër : une valeur ajoutée appelée à  tripler

5,3 milliards de DH y seront injectés. 54% ira au développement de la production végétale et 18% à  la filière animale.
Agrégation de la production de blé tendre et d’orge, intensification de la production de lentilles, de vigne, d’oléagineux, et d’olives ‰ Le nombre de journées de travail croîtra de 40%.

Le diagnostic

La région de Rabat compte une population rurale estimée à 19% des 2,4 millions d’habitants et le nombre d’exploitations agricoles recensées par le ministère de l’agriculture s’y élève à 47 000. La superficie agricole utile (SAU) s’élève à 442 700 ha avec à peine 22 000 irrigués, soit un peu moins de 5%. Les céréales occupent une importante superficie cultivée dans la région (65%) et participent avec respectivement 50%, 38%, et 40% au chiffre d’affaires, de la valeur ajoutée et de l’emploi créé. Le maraîchage participe avec 16% du chiffre d’affaires, 23% de la valeur ajoutée et 20% de l’emploi créé, alors que les légumineuses qui ne représentent que 8% de la surface cultivée participe avec 9% du chiffre d’affaire, 9% de la valeur ajoutée, et 37% de l’emploi créé. Les principales agrégations professionnelles concernent des filières de production de céréales, de semences sélectionnées de céréales, et de maraîchage.
Les filières viandes rouges ovines et la production laitière représentent les plus contributeurs au chiffre d’affaire et à la création de valeur ajoutée dans le secteur de la production animale. La filière des viandes rouges ovines est par ailleurs considérée comme le plus grand consommateur d’emploi dans les exploitations agricoles de l’Oriental. Les principales agrégations professionnelles touchent les filières de production de lait, de miel, et de viandes rouges et blanches.

Ce que prévoit le plan régional

L’investissement global est estimé à 5,3 milliards de DH durant la période 2009-2020. 54% de ce montant concerne le développement de systèmes de production végétale, 18% le développement des systèmes de production animale et 28% de la somme porte sur les projets et actions transverses. L’Etat prendra en charge 56% des investissements alors que les producteurs agrégés et les agrégateurs supporteront 44% des investissements restants. Au total, ce sont 97 projets dont 58 projets dans le premier pilier (agriculture moderne) et 39 projets dans le second pilier (mise à niveau de la petite agriculture) qui sont programmés.
Grâce à un investissement de 2,9 milliards de DH, les 63 projets de production végétale des deux piliers visent à l’agrégation de la production de blé tendre et d’orge, l’intensification de la production de lentilles, de la vigne, des oléagineux, et des olives. Il est également prévu d’étendre la production d’agrumes, de produire du caroube et de l’argan ainsi que des plantes aromatiques.
La production animale des deux piliers est dotée de 963 MDH servant à la réalisation de 34 projets d’intensification de la production de viandes rouges (d’ovins, de bovins et accessoirement de caprins) et blanches. Il est prévu également la mise en place de fermes laitières ainsi que l’agrégation de la production du lait. Enfin, le plan mentionne l’intensification de la production de miel grâce à 220 000 ruches.
La production végétale et animale des deux piliers est accompagnée de projets et actions transverses à hauteur de 1,5 milliard de DH, essentiellement en matière de mobilisation des eaux superficielles pour l’irrigation, mais aussi en matière de conservation des sols, de l’épierrage et amélioration foncière, et la création d’une agropole nationale.

Les impacts attendus

Au terme du Plan régional de Rabat, la valeur de la production végétale et animale passera de 4,8 milliards de DH actuellement à près de 10 milliards en 2020. La valeur de la production végétale atteindra 4,6 milliards en 2020 contre 1,7 actuellement et celle de la production animale de atteindra 5,3 milliards contre 2,6 aujourd’hui. La valeur ajoutée, elle, croîtra de manière substantielle en triplant sur un délai de onze ans : de 1,3 milliard de DH elle s’établira, en 2020 à 3,9 milliards.
Le calcul de l’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation localisée ne sont pas encore disponible pour cette région.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale génèrera 17,68 millions de journées de travail (JT) en milieu rural, soit 64% de plus qu’actuellement. Les activités de production végétale engendreront quelque 8,8 millions de journées soit la moitié du
total.