Que feriez-vous si votre revenu familial augmentait de 20% ?

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1 330 adultes, à¢gés de 25 à  54 ans.

En tentant de cerner les perceptions des consommateurs marocains à l’égard de leur pouvoir d’achat, nous mettons en lumière certaines de leurs aspirations, et des ambitions qui les animent aujourd’hui. L’hypothèse d’un revenu familial accru de 20% est assez révélatrice. Près de 4 Marocains sur 10 dépenseraient la somme additionnelle; 1 sur 3 épargnerait cette somme. Reflets de besoins essentiels insatisfaits pour certaines classes socioprofessionnelles moins nanties, et d’appréhensions face à des lendemains incertains…

Observons ce phénomène de plus près. Parmi les répondants qui ont affirmé avoir l’intention de dépenser cette somme, l’achat de vêtements a été mentionné par 69% d’entre eux; les vacances (56%), les soins médicaux (42%), une nourriture de meilleure qualité (36%), une meilleure éducation (25%)… Parmi les 12% de nos répondants qui ont mentionné qu’ils investiraient cette somme, 83% dans une entreprise, et 8% dans l’immobilier.

Et vous, que feriez-vous si vous gagniez 100 000 dollars à la loterie nationale ? Le besoin d’indépendance financière s’exprime haut et fort, avec 69% de nos répondants qui mentionnent vouloir se lancer en affaires, alors que 37% d’entre eux mentionnent l’intention d’investir dans la pierre. L’achat d’un véhicule est mentionné par 21% des répondants, le pèlerinage à La Mecque par 16%, un voyage à l’étranger par 10%, l’inscription des enfants à une école privée par 5%, au même niveau que le don à un organisme de charité, ou la poursuite des études.

L’échantillon utilisé dans le cadre de cette étude est représentatif de la population marocaine, dont près des deux tiers des populations urbaines sont constituées de classes socioprofessionnelles peu nanties, les CSP C2 (30%) et D (42%). Celles-ci influencent donc clairement le sens des réponses obtenues. La classe moyenne inférieure et la classe populaire expriment ici un véritable problème de pouvoir d’achat, et aussi une certaine forme de résignation face aux perspectives économiques et sociales auxquelles elles ne peuvent réellement aspirer. Le désir de prendre en mains son avenir en lançant sa propre entreprise est à cet égard assez révélateur.

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1 330 adultes, âgés de 25 à 54 ans.