Projet de Code de la route : un mois suffira-t-il pour tout boucler ?

Les professionnels ont présenté leurs doléances et ont été reçus par Driss Jettou.
L’étude du projet de loi par le Parlement réactivée d’ici à  quelques jours.

Les prémisses d’un calme durable sont perceptibles dans le secteur du transport terrestre, après les grèves répétitives qui ont accueilli le projet de code de la route. Mercredi 20 juin, le Premier ministre Driss Jettou devait recevoir les fédérations et associations des différents métiers du transport, y compris les taxis urbains, pour répondre à  leurs doléances, avant de remettre dans le circuit le projet de code de la route.

Selon une source au ministère du transport et de l’équipement, ce sont quatorze associations qui ont remis audit département leurs doléances et leurs propositions relatives au projet de code de la route et aux conditions de travail de certaines catégories professionnelles comme les chauffeurs. Pour éviter les chevauchements, ces propositions ont été regroupées par thème. En ce qui concerne les contestations portant sur les sanctions, le gouvernement a visiblement cherché à  trouver le juste milieu en maintenant l’esprit du projet de texte, tout en atténuant certains de ses aspects répressifs.

La session parlementaire s’achevant fin juillet, il faudra travailler vite
Mais, il semble, et selon la même source qui a suivi l’évolution de ce dossier, que, une fois que les esprits se sont calmés, l’essentiel des doléances porte plus sur les conditions de travail que sur le volet répressif. En guise de réponse, le Premier ministre va proposer aux professionnels un package social qui comprendra aussi bien des mesures relatives à  la couverture médicale, à  la manière de ce qui a été fait pour les artisans, au logement, dans le cadre du Fogarim, que des mesures concernant les agréments de taxis. On s’attend aussi, selon certains milieux professionnels, à  ce que le gouvernement annonce fermement sa volonté de réformer le secteur du transport de voyageurs.

Quant au projet de loi, son examen au Parlement – plus exactement à  la Commission infrastructures et décentralisation – pour recevoir les amendements qui seront introduits par le biais des groupes parlementaires de la majorité, et éventuellement de l’opposition, est imminent. Après cette étape, ce sera la discussion en séance plénière à  la première Chambre avant que le texte ne soit soumis au vote. Le même circuit sera suivi à  la deuxième Chambre. Reste à  savoir si tout ce travail pourra être fait en un peu plus d’un mois, la session parlementaire actuelle devant s’achever fin juillet .