Projet Bouregreg : le port de plaisance et les quais livrés début 2007

Un règlement de copropriété et un plan d’aménagement en phase d’élaboration pour les Oudayas.
Le différend entre l’Agence et Redal finalement résolu.
Plusieurs parcelles de terrain sont acquises, mais le problème du foncier n’est pas totalement résolu.

Près de neuf mois après leur lancement officiel, en janvier 2006, les travaux d’aménagement de la vallée du Bouregreg vont bon train. Pour ce qui est du port de plaisance de Salé, les travaux, qui ont démarré début 2006, seront achevés, conformément au planning initial, au milieu du premier semestre 2007. D’une capacité de 350 anneaux, le port s’étendra sur 8 ha et pourra accueillir des bateaux de plaisance de 20 m. Autre infrastructure qui sera livrée dans le courant des six premiers mois de l’année prochaine, les quais et les débarcadères de Rabat. La rive gauche du Bouregreg sera ainsi équipée de points d’amarrage pour les vedettes et les bateaux de grande taille. Des emplacements pour des restaurants sur pilotis ainsi que des débarcadères sécurisés pour les «barcassiers» sont également prévus.
Actuellement, l’agence se penche sur les appels d’offres concernant la construction du tunnel des Oudayas et du pont Moulay El Hassan. «Les travaux du premier devront commencer avant la fin de l’année en cours alors que ceux du nouveau pont démarreront en août 2007», annonce Lamghari Essakl, directeur de l’Agence d’aménagement du Bouregreg.

Concernant le tunnel, différentes enquêtes et études géophysiques ont été menées et se sont soldées par le lancement d’un appel d’offres international avec pré-qualification. D’une longueur de 1 500 m, il nécessitera une enveloppe estimée à  400 MDH. Son exploitation est programmée pour début 2009.
Concernant le pont, quatre propositions de conception ont été soumises à  l’agence. Et c’est finalement la proposition de Mimram Ingénierie, cabinet français concepteur de la passerelle de Solferino à  Paris, qui a été retenue en juin dernier. Haut de 10 m, le pont, qui devra être livré en 2010, permettra une navigabilité du Bouregreg jusqu’au pont de l’ONCF (Office national des chemins de fer) en amont. A noter que le pont accueillera aussi bien la future ligne de tramway devant relier Rabat à  Salé que des voies de circulation automobile et des chemins réservés aux piétons.

Parallèlement à  ces chantiers, l’agence a eu à  s’occuper de l’épineux dossier du foncier. Plusieurs parcelles de terrain ont d’ores et déjà  été acquises. «Mais toutes ont fait l’objet de règlement à  l’amiable, que ce soit avec les collectivités locales, l’Agence de logement militaire ou des familles habitant quelques bidonvilles sur la rive de Salé», souligne le directeur de l’agence. Et d’ajouter : «C’est au-delà  de ces deux premières séquences que le problème du foncier se posera avec acuité».
Lamghari Essakl explique enfin que son agence attend toujours que la zone relevant de ses compétences soit déclarée «zone d’utilité publique» pour que le processus d’expropriation puisse être entamé.

Environnement
Redal se chargera des déchets liquides

La construction de deux émissaires en mer à  Rabat et Salé pour l’évacuation des déchets liquides des deux villes au large des côtes atlantiques a été l’objet de désaccord entre Redal et l’Agence d’aménagement du Bouregreg. Cette dernière soutient que la construction de ces infrastructures fait partie de la concession détenue par la filiale de Veolia Environnement. Elle a finalement eu gain de cause puisque, cette semaine, Redal a lancé un appel d’offres international pour la construction d’un émissaire long de 2,15 km et de 1,9 m de diamètre. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 18 décembre 2006.
Chiffres
Un méga-projet pour changer Rabat

Six séquences sont prévues par le projet d’aménagement du Bouregreg pour une superficie de près de 6 000 ha. Deux séquences sont en chantier. La première, dite «Bab El Bhar», nécessitera un investissement de 750 millions de dollars (6,4 milliards de DH). La seconde, baptisée «Amwaj», confiée à  des investisseurs émiratis, notamment, porte sur un investissement global de 2 milliards de dollars (17 milliards de DH). Pour ces deux zones, la fin des travaux d’aménagement et de développement est prévue pour 2010.