Produits du terroir : déjà  une huile d’argan et une huile d’olive enregistrées

L’Etat veut donner un coup de pouce aux zones rurales en difficulté ou en développement.
La première Journée nationale des produits du terroir se tiendra le 9 janvier à  Agadir.

C’est parti pour la labellisation des produits du terroir marocains. Deux produits, déjà, sont reconnus et enregistrés conformément au projet de loi relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des produits agricoles et denrées alimentaires. Il s’agit de l’huile d’argan, de l’association Arniga, et l’huile d’olive de Tyout présentée par la direction provinciale de l’agriculture d’Essaouira.
L’annonce de ces deux «homologations» sera faite lors de la Journée nationale sur la valorisation des produits du terroir organisée par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime ce vendredi 9 janvier à Agadir.
Cette journée s’inscrit dans le cadre de la politique de valorisation et d’identification des produits agricoles et agroalimentaires mise en place par le département de l’agriculture et de la pêche en vue de mettre en valeur ces produits et de redynamiser les zones rurales en difficulté ou en développement. Plusieurs expériences étrangères, notamment dans les pays européens, témoignent du dynamisme enclenché par de telles politiques. Pour ce faire, le projet de loi élaboré par le ministère de l’agriculture, adopté en conseil des ministres, prévoit trois signes distinctifs: l’indication géographique (IG), l’appellation d’origine (AO) et le label agricole (LA).

Un cahier des charges pour les signes distinctifs d’origine et de qualité
Ces signes sont accordés aux divers produits du terroir en vue de mettre en valeur leur spécificité régionale, leur mode de production et leurs qualités intrinsèques. Peuvent faire labelliser leurs produits aussi bien les producteurs que les transformateurs de produits agricoles, particulièrement les petits.
Sont concernés les produits agricoles et de la pêche, les produits de la chasse, les produits de la cueillette et du ramassage des espèces sauvages et les denrées alimentaires ainsi que les huiles essentielles et plantes aromatiques et médicinales.
La loi fixe les conditions d’obtention des signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ). La demande peut être déposée auprès de la Commission nationale des SDOQ par un groupement de producteurs ou transformateurs, par une collectivité locale, un établissement public ou une administration.
Pour qu’il soit reconnu, la description du produit et ses composants doivent respecter un cahier des charges précis.
Une chose est sûre : avec les différents labels prévus par la loi, le Maroc ne se fera plus voler ses produits du terroir comme cela a été fait il y a des années pour les dattes Majhoul, d’origine marocaine, mais devenues une marque déposée propriété d’une société californienne.