Production de viandes rouges : 97% des objectifs du contrat programme 2009-2014 réalisés

La libre circulation entre régions des viandes provenant d’abattoirs agréés vient d’être autorisée. Le volume annuel des transactions du secteur est de 22 milliards de DH.

Le décret relatif au contrôle de la salubrité des viandes foraines a été adopté le 1er novembre en conseil de gouvernement. Ce décret autorise la libre circulation entre régions des viandes provenant d’abattoirs agréés et devrait permettre le développement d’un réseau de transport frigorifique conforme à la réglementation en vigueur. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’un marché des viandes compétitif et d’inciter les opérateurs privés à investir dans le secteur. A l’adoption de ce nouveau décret s’ajoute l’élaboration par les ministères de l’agriculture et de l’intérieur de deux cahiers des charges relatifs à l’agrément sanitaire et la gestion déléguée des abattoirs. Ces mesures visent à améliorer la qualité de la viande au bénéfice du consommateur.

La rencontre entre les deux départements ministériels et les professionnels organisée le 19 novembre avait justement pour objet de faire le point sur l’état d’avancement du contrat programme 2009-2014 pour le développement de la filière. C’est ainsi que la production de viandes rouges a progressé de 17% entre 2007 et 2011. Au cours de l’année dernière, elle a atteint 439 000 t, soit  97% de l’objectif  de production prévu par le contrat programme (450 000 t).

La consommation individuelle moyenne est de 12,4 kg par an

Au Maroc, le cheptel producteur de viandes rouges compte aujourd’hui 25,8 millions de têtes réparties entre bovins (2,8 millions), ovins (17,5 millions), caprins (5,5 millions). Le volume annuel des transactions est, quant à lui, de 22 milliards de DH. Pour ce qui est de la consommation individuelle moyenne, elle est de 12,4 kg par an. La filière des viandes rouges génère 1,8 million d’emplois permanents, soit 40% de l’ensemble du secteur agricole (4,5 millions d’emplois). En vue d’améliorer les «conditions cadre» de la filière, il est prévu la mise à niveau de 12 abattoirs municipaux à travers la gestion déléguée, ainsi que la concrétisation de «8 projets intégrés et/ou d’agrégation comprenant des unités d’engraissement, d’abattage et de découpe» pour un montant global dépassant les 560 MDH. L’ensemble de ces projets, qui devrait entraîner la création de 1 670 emplois à temps plein, constitue une feuille de route pour les années à venir.