Prêts et dons français pour le Maroc

L’AFD augmente sa contribution de 20% : 460 millions d’euros sur trois ans.
Quatre projets d’infrastructures décrochent 2,2 millions d’euros de dons.

C’est une délégation forte de pas moins de six membres du gouvernement qui a été conduite par Driss Jettou en France à  l’occasion de la tenue du séminaire gouvernemental maroco-français, le huitième du genre, tenu à  Paris les 11 et 12 décembre. Au programme, un marathon de rencontres dont notamment une audience accordée par Jacques Chirac, le Président de la République, une réunion avec Dominique de Villepin, le Premier ministre français, une avec les membres du Conseil économique et social, une autre avec le groupe d’impulsion économique France-Maroc et, enfin, un discours devant les membres du Medef, le patronat français.
Si en gros on a loué, tout au long de ce séjour, de part et d’autre, la traditionnelle excellence des relations entre les deux pays, ce séminaire s’est soldé, sur un plan pratique, par la conclusion de plusieurs accords à  connotation économique, et dont le plus important reste l’augmentation de l’enveloppe de prêts accordée par l’AFD (Agence française de développement) au Maroc. Cette enveloppe, qui était de 380 millions d’euros pour la période 2004-2006, est ainsi passée à  460 millions. La même AFD a octroyé un prêt de 10 millions d’euros à  la Fondation Zakoura pour le micro-crédit.
Parallèlement, le Maroc aura bénéficié de quatre dons importants : le premier, d’un montant de 750 000 euros, servira au lancement des études détaillées pour le tronçon du futur TGV Casa-Marrakech, sachant qu’à  terme (2030), le Maroc entend se doter de deux lignes ferroviaires à  grande vitesse : Kénitra-Oujda et Tanger-Agadir. Le deuxième don, d’un montant de 387 000 euros, financera partiellement la mise en place d’un système d’alerte relatif aux crues. Le troisième don, matérialisé par une enveloppe de 471 000 euros, ira financer les études relatives à  la rationalisation de la gestion de l’eau et des effluents dans le secteur industriel. Enfin, le quatrième don, d’un montant de 560 000 euros, financera partiellement une mission d’assistance juridique à  la création d’une autorité publique pour l’organisation des transports collectifs de Rabat et Salé ainsi que l’élaboration de la délégation de service public pour l’exploitation des futurs réseaux de bus et de tramways.
A noter que dans les trois cas, c’est le Fasep (Fonds d’études et d’aides au secteur privé) qui est le pourvoyeur du financement, et l’on ne s’étonnera point que ce soient des entreprises françaises qui apportent expertise et conseils – Systra dans le cas du TGV; groupement chapeauté par Panatronic pour les crues ; G2C Environnement pour les effluents industriels ; cabinet Freshfields Bruckhaus pour le transport à  Rabat

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… et des accords commerciaux

Hormis les prêts et dons qui ont fait l’objet de signatures lors de ce séjour, plusieurs accords et protocoles commerciaux ont été validés :

  • Adjudication à Pizzorno de la gestion de la décharge d’Oum Azza à Rabat (30 millions d’euros);
  • Adjudication à Alcatel du marché de la signalisation de la voie ferrée Taourirt-Nador (15 millions d’euros) ;
  • Contrat pour la maîtrise-d’œuvre du nouveau pont Moulay Al Hassan sur le Bouregreg : cabinet Mimram ( 6 millions d’euros) ;
  • Contrat pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la conception des espaces publics de la nouvelle marina (projet Amwaj) : cabinet Reichen et Robert & associés (350 000 euros) ;
  • Contrat entre Cegelec et l’ONCF pour la fourniture de cinq sous-stations électriques.