Près de la moitié des marocains pensent que les opérateurs de télécommunications ne facturent pas le juste prix

Un sondage effectué au près de 301 adultes à¢gées de 18 à  59 ans.

Que penser de la tarification de nos opérateurs télécoms ? Les prix pratiqués sont-ils justes? Une certaine opacité semble régner sur les structures tarifaires, comme en témoignent les résultats de notre enquête. En effet, les répondants de notre sondage sont partagés en deux parties égales : 46 % pensent que les prix pratiqués sont équitables; la même proportion pense le contraire…

Ce partage d’opinions divergentes se reflète aussi parmi les hommes et les femmes ayant participé au sondage : aucun écart significatif notable entre les deux genres, avec pratiquement autant de répondants dans chacun des deux camps. En revanche, du point de vue de l’âge des répondants, on constate que la proportion de ceux ayant répondu par l’affirmative à la question de la semaine évolue sensiblement. Les plus jeunes sont les plus méfiants. Alors que seulement 41% des 15-24 ans pensent que les prix pratiqués sont justes, chez les 35-44 ans ils sont jusqu’à 52% à penser de la sorte.

La distribution des répondants selon la CSP est assez intéressante : ce sont les répondants urbains de classe moyenne (C1 et C2) qui sont le moins convaincus de la justesse des prix pratiqués. On sait que ces ménages subissent d’importantes pressions financières, et leurs factures mensuelles relativement importantes pourraient expliquer leurs réponses négatives. À l’opposé, les répondants issus des CSP les mieux nanties (A et B) sont, avec les CSP les plus modestes (D et E), ceux qui considèrent en plus fortes proportions que les prix pratiqués sont justes. Indifférence des premiers ? Confiance aveugle des seconds ? Une recherche plus poussée saurait répondre à ces questions.

Chose certaine, l’industrie gagnerait à communiquer leurs politiques de tarification de façon plus transparente, permettant aux consommateurs de véritablement comparer les coûts de communications d’un opérateur à l’autre. Ainsi, les règles du jeu étant claires, au-delà du prix, la concurrence pourra jouer son rôle, et faire évoluer positivement les autres variables du mix marketing, dont l’expérience de vente, le service client et l’innovation de produits/services.

L’avenir des télécoms passe par là, et c’est particulièrement vrai quand on tient compte des perceptions, négatives, des plus jeunes de nos répondants.

(*) Sondage réalisé pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu en août 2010.