Premier semestre 2004 satisfaisant pour Axa Assurance Maroc

Dans la seule branche non-vie, son résultat net ajusté s’est établi à 187 MDH.

Sur les six premiers mois de l’année, Axa Assurances Maroc a dégagé des résultats a priori satisfaisants et dignes de son statut de leader du marché. Soulignons qu’à fin 2003, ses parts de marché s’élevaient à 19,3% des primes globales nettes émises.
Ainsi, pour la seule activité «non-vie», qui représente près des deux tiers de son activité, le résultat net ajusté (hors éléments exceptionnels et amortissement du goodwill) a quasiment quadruplé, totalisant près de 187 MDH. Une performance affichée malgré la baisse de 7,1 % à 775 MDH du CA sous l’effet de la baisse des primes de l’assurance Accident de travail.

Un bénéfice de 20 MDH pour la branche «vie»
Quant à l’activité «vie», elle a vu son CA décliner de 28,2% à près de 310 MDH, suite notamment à la récupération, à partir d’avril 2003, par la CIMR, conformément à la réforme de cette institution (en 2002) de la part salariale des cotisations antérieurement gérée par les assureurs. La désaffection progressive vis-à-vis des produits d’épargne constatée suite à la baisse du taux garanti n’est, elle aussi, sans doute pas étrangère à ce repli. Mais là encore, le bénéfice de la branche a quasiment doublé par rapport à son niveau du premier semestre 2003, dépassant légèrement 20 MDH.
Ces résultats, il faut le souligner, ne proviennent pas uniquement de la «rigueur opérationnelle» revendiquée depuis deux années mais aussi des plus-values juteuses empochées lors de l’opération de «redimensionnement» des fonds propres menée pendant les premiers mois de 2004. Cette opération s’est traduite par une cession des participations portant sur 1,6 milliard de DH (actifs non affectés aux opérations d’assurance). De même que la constatation en 2003 d’une importante provision pour litige fiscal amplifie fortement la progression du résultat à fin juin 2004.
Axa Assurance Maroc s’en sort donc assez bien grâce à ses investissements financiers. Mais cela ne saurait occulter la dégradation de ses indicateurs opérationnels à l’image du ratio combiné : coûts des sinistres + frais de gestion /primes émises, indicateur-clé pour mesurer la performance de l’activité d’assurance non-vie qui se dégrade de
2,6 points, en bondissant à 102,7 % contre 99,4 % pour la maison-mère française. La compagnie se doit de redresser au moins ses marges et ratios de rentabilité, même si, paradoxalement, cela lui coûterait cher (la valeur de la compagnie grimpera !) au cas où elle voudrait racheter la part de l’ONA (49 %).