Premier coup de pioche pour le Pôle urbain de Mazagan

Les travaux d’aménagement de ce pôle situé entre El Jadida et Azemmour viennent d’être lancés. Une première tranche de 200 hectares sur un total de 1 300 accueillera de l’habitat, des écoles, des commerces, des bureaux, un hôtel… Les prix du foncier et de l’offre résidentielle s’aligneront sur les tarifs du marché de l’immobilier de la région.

C’est parti pour le Pôle urbain de Mazagan (PUMA). Les travaux d’aménagement de ce pôle situé entre El Jadida et Azemmour ont été lancés ces derniers jours par la Société d’aménagement et de développement de Mazagan (SAEDM), filiale du Groupe OCP. L’effort se concentre dans un premier temps sur une première tranche de 200 hectares, sur un total de 1 300 hectares. Cette première phase comprend d’abord un groupe de parcelles aménagées pour accueillir de l’habitat collectif, des écoles, collège et lycée, un campus universitaire, des commerces, des bureaux, un hôtel et un village des arts. Un deuxième groupe de parcelles situé près du parc des expositions internationales de la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) accueillera le campus Mazagan abritant des bureaux pour le groupe OCP et sa filiale dans l’ingénierie JESA, l’Université UM6P ainsi qu’un centre d’incubation. La première tranche intègre enfin un boulevard central forestier qui reliera les deux extrémités du projet.

A travers ces premiers aménagements, les initiateurs du nouveau pôle espèrent établir un véritable cœur de vie le plus tôt possible avec une offre de services et d’infrastructures à même de créer une animation. C’est qu’il s’agit d’éviter les erreurs vécues au niveau d’autres nouveaux pôles urbains où l’on a donné la priorité à l’offre résidentielle sans que les équipements publics ne suivent. SAEDM a d’ailleurs pris le temps d’étudier en profondeur ces expériences de villes nouvelles locales de même qu’elle s’est intéressée à des projets internationaux pour en tirer des enseignements dans le cadre d’un vaste benchmark mené avant le lancement du nouveau pôle, dont les études ont démarré il y a plus de 4 ans.

De l’habitat intermédiaire pour coller à la demande locale

Parallèlement, SAEDM en est aux ultimes étapes pour déterminer le prix de vente aux promoteurs immobiliers des parcelles destinées aux projets résidentiels de la première tranche. Les tarifs seront fixés d’ici la fin de l’année, annonce le management de la société. La volonté est de s’aligner sur le marché de l’immobilier d’El Jadida, qui a connu de notables baisses de prix sur les dernières années. Il est même question d’accorder une décote au tout début de la commercialisation pour encourager les premiers intéressés, parmi lesquels figurent plusieurs développeurs locaux et internationaux. SAEDM a aussi l’intention de coller au marché pour ce qui est de l’offre résidentielle, dont les premières livraisons sont annoncées pour 2020. Cette offre consistera essentiellement en de l’habitat intermédiaire, étant à préciser que le nouveau pôle vise en priorité la demande locale, la réalisation de tout le projet s’inscrivant dans la stratégie du Groupe OCP d’appuyer l’essor de ses territoires d’implantation. La société agira directement sur le prix des logements à travers un programme immobilier qu’elle développera en propre pour initier la machine. Elle influencera aussi de manière indirecte les tarifs pratiqués par les autres développeurs à travers un cahier des charges.

Mise en place d’une solide infrastructure de connectivité

A terme, la future cité qui mobilisera un investissement de 5 milliards de DH pour le seul aménagement, sera constituée de 200 hectares de voiries principales et 300 hectares d’espaces verts. Près de 600 hectares accueilleront les différentes composantes du projet.

En plus d’une zone résidentielle qui abritera, à l’horizon 2034, 134 000 habitants, une première centralité au cœur du pôle assurera l’animation générale du site, autour d’un complexe commercial. Une deuxième composante sera dédiée au bien-être et à la santé, avec l’implantation de cliniques spécialisées. Un troisième espace englobera le parc des expositions déjà opérationnel ainsi que des commerces et hôtels, en plus du campus Mazagan. Une dernière composante située au sud sera orientée vers la recherche, l’innovation et les infrastructures académiques. Les initiateurs de PUMA misent beaucoup sur cette dernière centralité pour garantir l’attractivité du nouveau pôle. Un autre élément d’attractivité mis en avant par SAEDM consiste en l’utilisation pionnière des nouvelles technologies avec la mise en place d’une solide infrastructure de connectivité.