Pour faire face au manque d’eau, des cultures à haute valeur ajoutée

Une première expérience grandeur nature vient d’être lancée à Larache. Les agriculteurs sont encouragés, formés et encadrés pour de nouvelles cultures à fort rendement et peu consommatrices en eau.

L’adaptation de l’agriculture aux nouvelles conditions climatiques n’est pas un simple slogan. La première expérience nous vient de Larache. A défaut de les imposer avec force, ce dont il n’a pas la capacité légale, le ministère de l’Agriculture a encouragé vivement certaines cultures spécifiques dans le périmètre irrigué du barrage Dar Khrofa.
Le ministre, lors d’un récent déplacement dans la région, a donc donné des directives pour dédier ce périmètre aux cultures légumières, et orienter l’investissement agricole et la formation pour développer des cultures à forte valeur ajoutée. L’objectif étant bien sûr à la fois de valoriser l’eau d’irrigation, d’améliorer les revenus des agriculteurs et de renforcer l’approvisionnement du marché national.

L’exemple du Loukkos

Selon des déclarations d’un responsable du ministère, ce périmètre offre d’importantes opportunités d’investissement dans ce domaine, que ce soit à travers les investissements privés ou les projets de regroupement. Concrètement, l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) du Loukkos a entamé, en ce sens, l’organisation des campagnes de sensibilisation et de formation au profit des agriculteurs du périmètre. Les responsables de l’office ont également tenu des réunions de travail et des visites de terrain au profit des investisseurs, afin de présenter les opportunités d’affaires offertes. Ces campagnes visent essentiellement à encourager les agriculteurs à intensifier la production et l’investissement agricole dans les exploitations irriguées et à orienter l’investissement vers les légumes en particulier afin de pouvoir continuer à approvisionner le marché national.
Nous parlons d’un projet d’extension de l’irrigation dans le périmètre du Loukkos au niveau de Dar Khrofa sur une superficie de 21 000 hectares, qui a nécessité un coût avoisinant les 2,8 MMDH. Ce projet bénéficie à environ 30 000 agriculteurs, répartis sur dix communes rurales dans la province de Larache. Par ailleurs, 95% des exploitations agricoles sont d’une superficie inférieure à 5 hectares, ce qui démontre que le projet est destiné principalement aux petits agriculteurs.