Pluviométrie : la Météorologie nationale s’attend à  une année normale

Les pluies ont arrosé toute la partie nord du pays durant la première semaine de novembre. Lors de la campagne 2010-2011, les fortes précipitations avaient commencé durant la troisième décade de novembre.

Le Maroc vient de connaître sa deuxième perturbation importante pour l’année agricole en cours. Les pluies sont devenues plus abondantes les jeudi 3 et vendredi 4 novembre. Non seulement la plupart des régions ont été arrosées, avec tout de même des pluies orageuses sur le Nord, le Loukkos, le Rif, Gharb, Chaouia, Saïss et les plateaux d’Oulmès, mais les premiers flocons de neige sont tombés sur les hauteurs de plus de 1 800 mètres. A l’heure où nous mettions sous presse, la Météorologie nationale n’avait pas encore fait de comparaison avec la même période des trois dernières années, qui ont été pour le moins pluvieuses, parce que toutes les informations relatives aux précipitations n’avaient pas été recueillies. Mais elle fait remarquer tout de même que la dernière perturbation annonce une année plutôt normale. Les services météo soulignent qu’en ce début de saison agricole 2011-2012, la pluviométrie a été généralement de caractère instable, en particulier durant septembre et début octobre, et les cumuls n’ont été excédentaires que dans quelques régions. En novembre 2010, les pluies étaient aussi très faibles sur l’Oriental, le Sud-Est et le Sud. Par contre, la pluviométrie a été généreuse, principalement durant la fin de la troisième décade. A la fin du mois, des records avaient été battus à Chaouia et Doukkala. Ainsi, dans la région de Casablanca où l’ancien record était de 252,5 mm, on en était à plus de 294 mm. Même bilan pour El Jadida et Nouasser où l’on avait enregistré respectivement 246 mm (contre l’ancien record de 233,2 mm) et 177,7 mm (contre 168 mm). En fait, les cumuls les plus spectaculaires avaient été établis durant la fin de la dernière décade de novembre passé, avec des valeurs de 175 mm à Casablanca, 149 mm à El Jadida, 115 mm à Safi, 80 mm à Sidi Slimane ou encore 58 mm à Kénitra et Fès.
En somme, la lecture de ces chiffres montre qu’on n’est pas encore pleinement entrée dans la campagne agricole. L’espoir est donc permis.