Pluies : léger excédent dans le Saïss, à  Chaouia et Doukkala, retards à  Marrakech et Agadir

Les pluies sont arrivées plus tôt qu’en 2009, mais il y en a moins que pendant l’égale période de 2008.
Selon la direction de la météo, il est encore trop tôt pour tirer les tendances.

Chaque année, à la même période, démarrage de la campagne oblige, les mêmes questions reviennent concernant la pluie. Déficit ou excédent ? C’est la question que l’on peut se poser après les dernières pluies. Selon la direction de la météorologie nationale, le pays a été traversé par plusieurs perturbations atmosphériques d’inégales importances. La première a commencé le 16 septembre, avec de faibles pluies sur le Nord et le Centre et jusqu’à Ouarzazate ou encore Errachidia.
La deuxième, plus importante, a été enregistrée entre le 9 et le 13 octobre et c’est elle qui a déclenché la saison agricole. Une troisième perturbation, du 21 au 23 octobre, s’était limitée à donner des pluies, faibles à modérées. Et, enfin, la plus récente, celle qui a marqué la période allant du 29 au 31 octobre était faible à localement modérée et elle a donné à titre d’illustration un cumul de 11 mm à Casablanca.
Alors, la question est : A-t-il plu plus ou moins que d’habitude, à pareille période ? Brahim El Messaoudi, chef de service de la prévision à la météorologie nationale, explique que, scientifiquement, on ne parle pas de volumes de pluies sur un pays, mais sur des stations. C’est la seule mesure fiable à ce jour. Ces pluies sont arrivées plus précocement que l’année dernière (mais presque au même moment que pour 2008/2009). Bien qu’il n’ y ait aucun record de battu, elles ont été excédentaires dans toutes les zones agricoles, à part Marrakech ou encore Agadir où l’on n’a pratiquement pas enregistré de précipitations ou très peu.

11 mm à Marrakech, 157 à Chaouia

Dans le Saïss, les excédents se sont établis dans une fourchette de 34 à 132%, alors qu’à Chaouia-Doukkala, cette moyenne est comprise entre 41 et 134%. En revanche à Taroudant et Agadir, le déficit se situe respectivement à 83% et 13%.
Sur la période allant du 1er septembre au 1er octobre, il est tombé 107 mm à Casablanca contre 103 en 2009. A Chaouia, on a enregistré 157 mm contre 103 mm en 2009 alors qu’en 2008, le cumul sur cette même période était de 276 mm. A Agadir, aucune goutte de pluie n’était tombée, alors qu’en ce début de saison, l’ensemble des précipitations a été de 18 mm en 2009 et 46 mm en 2008. D’autres villes marquent des déficits importants par rapport à la campagne passée comme Marrakech avec 11 mm contre 91 mm. Cependant, on ne peut pas tirer de conclusions décisives, explique M. El Messaoudi, dans la mesure où, d’une part, cela ne fait que commencer, et, d’autre part, l’année dernière les pluies ont été beaucoup plus tardives.