PLF 2023 : vers une nouvelle stratégie de transformation digitale

Une nouvelle stratégie de transformation digitale à l’horizon 2030 sera lancée et ce, dans le cadre des mesures entreprises par l’exécutif pour accélérer les chantiers liés à la réforme de l’administration et à la simplification des procédures, selon la note de cadrage du projet de loi de finances (PLF) au titre de l’exercice 2023.

Cette stratégie vise à digitaliser les services publics, jeter les bases pour faire émerger une économie numérique créatrice d’emplois, ainsi qu’à améliorer le positionnement du Maroc dans ce domaine.

Le gouvernement accorde une grande importance à la facilitation de l’accès au foncier, le renforcement de la gouvernance, le développement du secteur financier, le renforcement de l’adhésion des secteurs privé et bancaire dans le domaine de l’investissement.

D’autre part, la note indique que l’effort de l’investissement public se poursuivra, particulièrement en ce qui concerne les projets d’infrastructure, la mise en oeuvre des stratégies sectorielles ambitieuses lancées par le Royaume, dont la stratégie « Génération Green », la transformation industrielle, le tourisme, l’artisanat et l’économie solidaire, en plus de la promotion de la production nationale et l’appui à la compétitivité du « Made in Morocco » ainsi que le renforcement de la souveraineté nationale alimentaire, sanitaire et énergétique.

D’après cette vision, la lutte contre la rareté des ressources hydriques constitue une priorité pour le gouvernement qui œuvrera à la mise en place de l’ensemble des mesures nécessaires d’urgence pour assurer l’approvisionnement en eau potable, parallèlement à la mise en œuvre de solutions structurelles pour affronter cette crise à travers le lancement d’une série de projets liés au transfert de l’eau entre les bassins du Sebou et du Bouregreg et la mise en œuvre de l’ambitieux programme de réalisation de stations de dessalement des eaux à Casablanca, Dakhla, Safi, Guelmim et Nador.

Il s’agit aussi de la généralisation de la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des espaces verts, comme c’est le cas actuellement dans les villes de Rabat, Tanger et Tétouan, ainsi que pour l’irrigation des terres agricoles, pour les usages industriels et les besoins des hôtels.