Plan d’aménagement de Hay Hassani : va-t-on revenir à  la case départ ?

Six mois après la consultation publique, les requêtes ne sont pas encore examinées par le Conseil de la ville. La commission ad hoc a jusqu’au 15 décembre pour publier le plan au Bulletin officiel. Cinq autres plans tributaires de celui de Hay Hassani.

Cinq mois après la fin de la consultation publique, le plan d’aménagement de Hay Hassani, le premier sur les 33 attendus  pour le Grand Casablanca, n’a toujours pas été publié. Une commission ad hoc composée de représentants de l’Intérieur, de l’Agence urbaine de Casablanca (AUC), de l’autorité locale, de la commune et du Conseil de la ville  passe au peigne fin les remarques et les plaintes formulées durant l’enquête publique. Et la tâche n’est pas facile puisqu’il y a 113 demandes de rectification. «Un plan d’aménagement est le fruit d’une décision qui tient compte de l’intérêt de la collectivité sur plusieurs plans tels l’urbanisme, la croissance démographique, le respect de l’environnement, le développement socio-économique…», explique un cadre de l’AUC.  
Le problème est, qu’à ce jour, la commission ad hoc fonctionne au ralenti puisque le Conseil de la ville qui y est une composante essentielle n’a pas encore examiné le dossier. Les responsables ont du mal à tenir normalement leurs réunions. Et quand bien même les sessions sont organisées, le plan de Hay Hassani est relégué au second plan, tellement des questions plus préoccupantes, comme la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité, dominent les débats. Cela ne remet cependant pas en cause la procédure. Le législateur accorde à la commission ad hoc douze mois à compter de la fin de la consultation publique, c’est-à-dire jusqu’au 15 décembre, pour publier le projet définitif au Bulletin officiel.

Les cinq autres plans sont chez le comité technique local

En attendant, «l’actuel projet du plan d’aménagement est opposable à tout le monde au même titre que la copie définitive», souligne le même responsable de l’AUC. Passé le délai d’un an, les responsables devront revenir à la case départ. Ils reprendront ainsi le même travail depuis la phase de consultation publique. Ce scénario, tout le monde le redoute. Car, au-delà du retard que cela poserait pour le plus grand quartier de Casablanca, ce premier plan d’aménagement sert de pilote pour les autres arrondissements. D’ailleurs, le processus d’élaboration de cinq autres projets (arrondissements de Ben Msik, Moulay Rachid, Mansouria, Sidi Othmane et Sbata) est provisoirement suspendu en attendant d’avoir plus de visibilité sur celui de Hay Hassani.
Ces projets sont encore dans la phase dite du Comité technique local (CTL) qui précède l’étape de la consultation publique qui s’étend sur une période de deux mois au cours desquels sont recueillies les observations du conseil de la commune concernée et du grand public.