Pêche côtière et artisanale : des captures d’une valeur de 4 milliards de DH à  fin novembre

L’offre et la demande ont été rééquilibrées grà¢ce au repos biologique, notamment. Les volumes sont en légère hausse par rapport à  novembre 2009.

Le poisson a été mieux valorisé durant ces derniers mois. A fin novembre 2010, les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale ont crû de 3% en comparaison avec l’égale période de 2009, à un peu plus d’un million de tonnes. Dans le même temps, la valeur est montée de 1%, 3,93 milliards de DH, alors qu’elle était en recul durant les périodes précédentes. On présume que ce redressement de la valeur est, en partie, à mettre à l’actif du repos biologique qui a permis de réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande. Mais il convient aussi de souligner que le mauvais temps qui a poussé, durant certaines périodes, les marins à rester à quai, a également contribué à la faible hausse du volume des débarquements, dont 92% sont enregistrés dans les ports de la façade atlantique.
Des statistiques de l’Office national des pêches (ONP), il se dégage que la quantité de pélagique s’est appréciée de 4%, à 890 670 tonnes, et la valeur de 8%, à 1,77 milliard de DH. Il s’en est suivi un léger rebond de la valeur moyenne passée de 1 907 DH la tonne à 1993 DH. Le volume de sardine, qui représente 80% des captures, a stagné et la valeur s’est appréciée de 2%.
Et pour certaines espèces, la chute de la production a entraîné celle de la valeur globale, mais la valeur moyenne a bien augmenté par rapport à l’année précédente. Par exemple, les captures de céphalopodes ont chuté de 26% et la contre-valeur n’a reculé que de 8%. D’une période à l’autre, le prix de la tonne est en moyenne passé de 28 816 à 37 700 DH. Les spécialistes ne se hasardent pas à pronostiquer la reprise du marché international des céphalopodes, mais il semble qu’il y ait un frémissement en relation avec la fin de l’année.
Dans ce groupe, on relève que la quantité de calmar s’est contractée de 19%, alors que sa contre-valeur commerciale n’a été grignotée qu’à hauteur de 14%. La seiche, dont le volume est en chute de 10%, a gagné 21% en valeur.
Pour le poison blanc, le volume des extractions et la valeur sont tombés de 11 et 7% et la tonne est revenue à 15 532 DH au lieu de 14 782, une année plus tôt. Crustacés et coquillages tirent bien leur épingle du jeu, avec une hausse de 1% des captures et  de 4% de la valeur. On peut aussi noter que la pêche de la crevette rose a régressé de 53% lorsque sa valeur chutait de
38%.

Laâyoune, premier utilisateur pour la congélation

Quant à la consommation, elle a augmenté de 7% par rapport à fin novembre 2009, à 360 530 t ou 35,9% du volume débarqué. La conserverie, qui a souffert durant de longues années de la modicité des approvisionnements, a réceptionné 174 741 t contre 101 559 durant les 11 premiers mois de 2009, soit un bond de 72%. Ces hausses plus ou moins importantes se sont faites au détriment de la congélation dont les quantités reçues ont chuté de 16%, à 185 638 t. L’industrie de farine et huile de poisson a aussi reçu 8 % de moins qu’en 2009, le volume étant tombé de 297 594 à 272 695 t. Les autres types d’utilisation, la salaison et l’appât, auxquelles sont consacrées des volumes réduits, ont subi une baisse conséquente de 33 et 25%. Tan-Tan et Laâyoune se présentent comme les principaux pôles de transformation. Les conserveries de la première ville citée ont absorbé 51 547 t, soit 30% du volume destiné à cette industrie et une amélioration de 94% par rapport à novembre 2009.
Laâyoune a, pour sa part, reçu 73 541 t ou 42%.  Les quantités ont aussi progressé de 26%. Les deux villes totalisent 72% du volume. Le reste est réparti entre Safi (10 716 t), Agadir (15 280 t) et Sidi Ifni (23 423 t). La principale ville des provinces sahariennes est aussi le premier utilisateur pour la congélation (18 034 t) et la farine et l’huile de poisson (163 049 t). Elle est toujours suivie de Tan-Tan, qui a drainé respectivement 2 263 et 109 272 t. Mais contrairement à la conserverie, les volumes destinés à la congélation se sont contractés de 40,7 et 18,5%.