Pêche artisanale et côtière : les captures augmentent de 12%, la valeur chute de 14%

Les débarquements ont progressé de 12% dans les ports atlantiques.
Les quantités de céphalopodes sont en baisse tout comme les prix.
Bonne pêche pour les pélagiques et le poisson blanc.

Le premier semestre n’a pas été des plus heureux pour la pêche côtière et artisanale. D’après les statistiques de l’Office national des pêches (ONP), les débarquements ont grimpé de 12% par rapport à l’égale période de 2008, à 398 000 tonnes. Mais dans le même temps, la valeur a chuté de 14%, à 2, 07 milliards de DH. Bien évidemment, l’augmentation des débarquements a été inégale et certains ports ont même enregistré de petites diminutions dans les prises. Sur l’Atlantique où se réalise une grande part d’extraction, le volume débarqué s’est apprécié de 12%, à 379 000 tonnes et la valeur a chuté de 13,6%, à près de 1,9 milliard de DH.
Mais tous les ports n’ont pas évolué de la même manière. A titre d’illustration, à Agadir où l’on n’a pêché que quelque 29 000 tonnes contre plus de 52 000 pour le premier semestre de l’année passée, soit un recul drastique de 44 %, la valeur a fléchi de 13%. A Laâyoune, c’est l’inverse qui s’est produit : les prises ont augmenté de 5,8%, passant de 120 000 à 127 000 tonnes, et la valeur a fondu de 18%.
Pour les céphalopodes (poulpe, calmar, et seiche), les quantités pêchées ont régressé tout comme le prix, respectivement de 18% et 44 %.

Le consommateur n’a pas toujours profité de la baisse des prix
Mais là, les raisons de la baisse de la valeur s’expliquent surtout par la baisse de la demande en ces temps de crise.
La pêche du pélagique (sardine, maquereau, chinchard…) et du poisson blanc (cabillaud, merlu, merlan…)  a connu un meilleur sort puisqu’il a été observé une croissance aussi bien des débarquements que de la valeur. Ainsi, pour le pélagique, les captures ont totalisé 334 706 tonnes contre 292 259 au même semestre de 2008, soit une progression de 15%. Quant à la valeur, elle s’est appréciée de 6%.
Même phénomène pour le poisson blanc dont le poids a augmenté de 15%, à 40 467 tonnes et la valeur de 8%, à 613 MDH.
Un professionnel explique que ces chiffres sont à prendre avec prudence dans la mesure où on ne débarque pas forcément dans les ports de la zone de pêche, et le consommateur final ne bénéficie pas toujours des baisses de prix enregistrées à cause des intermédiaires.
Toujours est-il qu’à part la crevette rose et le chinchard dont le prix moyen de gros a augmenté respectivement de 21% et de 4%, les prix des autres espèces sont partis à la baisse. La sardine vendue à 1,54 DH le kilo au même semestre de 2008 coûtait 6,7% moins chère, au premier semestre de l’année en cours, d’après les statistiques de l’ONP. Le prix du calmar a chuté de 30%, celui du merlu de 9% et celui du rouget de 19%. Au total, sur cette catégorie de poissons, le prix moyen a chuté de 24%.