PAAP 2 : les premières associations bénéficiaires bientôt connues

Le programme, financé par l’UE, table sur 52 associations professionnelles pour sa deuxième phase

Le PAAP 1, doté de 64 MDH, avait permis de financer 41 associations

L’UE
estime très satisfaisant le déroulement de la première phase.

La deuxième tranche du programme d’appui aux associations professionnelles (PAAP, initié et financé par l’Union européenne), entre en phase opérationnelle. La sélection finale est en cours et les sept premières associations ayant répondu aux appels à  propositions, lancés en février et juin 2007, seront départagées lundi 17 septembre. L’enveloppe dégagée pour cette phase dite «PAAP 2», qui s’étale entre 2006 et 2010, est de 5,15 millions d’euros (57 MDH environ). Bien évidemment, l’objectif est d’en faire profiter un grand nombre d’associations. C’est ainsi que Omar Oukrid, DG du programme pour le compte de la CGEM, et Dominique Seran, conseiller technique et financier, ne visent pas moins de 52 bénéficiaires (au lieu de 42 totalisant 90 actions pour le PAAP 1, réalisé sur la période 2001-2005).

52 associations seront financées sur les 650 recensées par la CGEM
Reste à  savoir si ces objectifs ne sont pas modestes, sachant que 640 à  650 associations professionnelles (AP) ont été recensées par la CGEM. Pour M. Oukrid, la question se pose autrement. «Nous avons l’ambition d’inclure dans ce processus d’accroissement de la compétitivité le plus grand nombre possible d’associations. Mais il faut prendre en compte le fait que nombre d’associations s’excluent d’elles-mêmes parce qu’elles ne sont pas éligibles de par leur structure et leur organisation, et encore moins financièrement car, dans l’esprit du PAAP, il est impératif qu’elles contribuent aux actions qu’elles se proposent de réaliser», explique le DG qui précise aussi que «la durée moyenne de l’accompagnement est de 24 mois dans sa phase de démarrage et que la subvention se situe entre 300 000 DH et 1,76 MDH». Tout en rappelant qu’un programme peut avoir une longévité qui dépasse cette période d’accompagnement, M.Oukrid souligne que les programmes retenus, dans l’esprit de la subvention européenne, sont considérés comme des plateformes et doivent être poursuivis ou approfondis par les associations concernées.

Au total, l’UE a mobilisé 11 millions d’euros (121 MDH) pour les deux phases du PAAP, sans compter la contribution des associations, de l’ordre de 1,3 million d’euros (14,3 MDH) au titre de la première.

Du point de vue sectoriel, l’industrie de transformation a reçu 27% de la contribution européenne, l’agro-industrie 18% et le BTP 8%. Quant à  l’artisanat, il n’a bénéficié que de 2% de l’enveloppe.
Par ailleurs, et pour aider les AP à  explorer de nouveaux débouchés à  l’export pour le compte de leurs adhérents, plusieurs pays ont été prospectés dont les dix premiers en termes de fréquences sont la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal et la Pologne.

Un modèle pour la région
Toutefois, si en termes de chiffres 90% des fonds dédiés au PAAP 1, qui étaient de 5,85 millions d’euros (64,3 MDH), ont été dépensés et si le reliquat est reversé au guichet du PAAP 2, il n’en demeure pas moins que l’UE a souhaité évaluer l’impact réel de ces subventions sur les AP. Pour ce faire, une étude d’impact a été menée pour évaluer 34 plans d’action engagés et financés entre décembre 2004 et décembre 2005. Selon M. Oukrid, il se dégage de cette étude quelques conclusions intéressantes. Il s’agit, entre autres, de l’amélioration significative de la représentativité des AP, de l’évolution positive des relations entre le monde associatif professionnel et l’administration ou encore de l’amélioration de l’image des AP auprès de leurs adhérents.

L’UE, pour sa part, se dit satisfaite du déroulement du programme et parle d’une première, voire d’un modèle en la matière parmi «toutes les activités financées par le programme MEDA pour le développement du secteur privé de la région méditerranéenne». En fait, il faut savoir que le PAAP est le seul programme dans la région pour lequel l’UE a décidé de remettre des fonds directement au secteur privé.