Pà¢turage : une feuille de route pour mieux gérer le parcours

Près de 155 MDH alloués aux régions du Sud pour la lutte contre la sécheresse et pour le développement de la filière cameline.

La ville d’Agadir a accueilli, le 3 juillet, une journée d’étude sous le thème de «La transhumance dans les zones de l’Arganier». L’objectif étant d’échanger avec tous les acteurs concernés afin d’instaurer une gestion rationnelle de la transhumance. En effet, le phénomène de la transhumance dans les régions du Sud a subi des mutations profondes en raison de la succession des années de sécheresse et l’exploitation intensive du couvert végétal et forestier. La journée a été marquée par la présentation des résultats des études réalisées par le ministère de l’agriculture portant sur la question. Il en ressort que les parcours de pâturage au Maroc couvrent une superficie globale de 53 millions d’hectares, dont 65% (35 millions d’hectares) sont situés dans les régions du Sud. Selon la même étude, ces superficies comportent 10 groupes écologiques et 64 systèmes de pâturage et plus de 4 000 espèces végétales qui contribuent à hauteur de 30% à l’alimentation du bétail, soit l’équivalent de 8,75 MDH, sachant que cette contribution peut aller de 70% à 90% dans les hauts plateaux et les zones montagneuses.

Soucieux de juguler les contraintes que connaît la pratique, le ministère a consacré, dans le cadre du programme de lutte contre la sécheresse entre 2011 et 2013, un montant de près de 154 MDH destiné aux régions de Souss-Massa-Drâa, Lâayoune-Saquia Al Hamra, Guelmim-Smara et Oued Eddahab-Lagouira, en plus de la mobilisation, au titre de la même période, d’une enveloppe de 400 000 dirhams pour le programme de développement de la filière cameline dans les trois dernières régions. Initiée par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), cette journée d’étude a été marquée par la présence du Haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, du wali de la région Souss-Massa-Drâa, des gouverneurs de la préfecture et provinces d’Inezgane-Aït Melloul, de Taroudant et de Tata, du président du Conseil régional ainsi que des présidents des associations professionnelles et d’autres acteurs locaux.