Oujda amorce son décollage économique

Avec le projet de Saïda comme locomotive, Oujda veut s’engager sur la voie de la modernisation.

A quelques bordées de la frontière algérienne, non loin de la Méditerranée, se niche Oujda, ville d’apparence paisible. A tel point qu’on la taxe de ville de retraités… Or, une brève visite de la ville modifie cette image inexacte. Oujda connaà®t en effet une activité débordante. Ce coin de l’Oriental est de moins en moins excentré et l’attention que lui portent les pouvoirs publics est de plus en plus grande.

Depuis deux ans, Oujda bouge et le fait savoir à  travers les actions entreprises par son wali Mohamed Brahimi. Le CRI n’est pas moins actif et apporte sa pierre à  l’édifice qui prend forme. Le groupe espagnol Fadesa investit en masse, signe qu’il croit au développement de la région. Déjà , la capacité d’accueil du site de Saà¯dia qui est pour le moment de 27 000 lits devrait atteindre les 32 000 lits. Trois golfs de 18 trous de renommée internationale sont en cours de réalisation, ainsi qu’une marina destinée à  accueillir les plaisanciers les plus prestigieux de la côte méditerranéenne. Au final, ce sont quelque 48 000 emplois directs et indirects qui seront créés dans la région.

Bien évidemment, pour subvenir aux besoins en approvisionnement de la région, la grande distribution devrait s’installer sur une superficie de 30 ha. Marjane y investira 450 MDH et Asswaq Assalam 150 millions. Outre le tourisme, qui sera la véritable locomotive de la région, le paquet a été mis sur d’autres secteurs économiques. Ainsi, une technopole devrait voir le jour sur une superficie allant de 150 à  450 ha.

Plus d’un milliard de DH pour l’eau, l’électricité et l’assainissement
Sur le plan social, de gros chantiers sont ouverts ou annoncés. Une enveloppe de 600 MDH est ainsi consacrée à  la lutte contre l’habitat insalubre. Pour l’éducation, 174 MDH seront investis dans une faculté de médecine et de pharmacie. Toujours dans le domaine médical, l’hôpital Al Farabi et le centre de santé devraient être modernisés grâce à  un budget de 226 MDH. Il est également prévu un centre de soins communal d’un coût de 525 MDH et le centre d’oncologie sera modernisé.

Par ailleurs, la commune a délégué la gestion de la nouvelle décharge et réhabilité l’ancienne décharge placée non loin d’un bidonville. Enfin, plus d’un milliard et demi de DH seront consacrés à  l’extension du réseau électrique et à  l’approvisionnement en eau. Oujda ? Il faut assurément y croire, comme le dit si bien le slogan de la ville.