Ouarzazate : les trois premières kasbahs de luxe ouvriront leurs portes en 2016

La Société marocaine de valorisation des ksours et kasbahs a signé une convention avec les propriétaires. Une enveloppe de 400 MDH sera investie dans dix bà¢tisses louées ou achetées.

Deux ans après le lancement officiel à Ouarzazate de la première phase du projet de réhabilitation des kasbahs et ksours du Sud, la Société marocaine de valorisation des ksours et kasbahs (SMVK), qui réunit le fonds Madaef, filiale de la CDG, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et Akwa group, vient de signer une convention avec les propriétaires de trois kasbahs de la région, en l’occurrence Aït Abbou dans la région de Ouarzazate, Dar El Hiba à Zagora et ksar Ouled Abdelhlim à Errachidia. Un budget global de 130 MDH est arrêté pour la transformation de ces bâtisses en établissements touristiques de qualité tout en gardant leur cachet authentique. Les travaux devraient prendre trois ans. C’est donc en 2016 que les premiers clients seront accueillis.

Pas plus de dix chambres par établissement

D’après le planning précis, sept autres kasbahs seront récupérées progressivement. Au final, la première phase du projet concernera 10 bâtisses datant parfois du XIXe siècle. Au total, une enveloppe globale de 400 MDH sera mobilisée, dont 150 MDH apportés par la SMVK et 100 MDH par le Fonds Hassan II.

Concrètement, les conventions d’acquisition signées entre la SMVK et les différents propriétaires portent soit sur une vente pure et simple au profit de la SMVK, soit sur une location à long terme. Dans ce dernier cas, le ou les propriétaires perçoivent un loyer différent pendant et après les travaux de réhabilitation. Une fois les conventions signées, la SMVK peut s’atteler à lancer les appels d’offres relatifs d’abord à la maîtrise d’œuvre des travaux puis à la gestion de l’établissement touristique ainsi créé. Le ministre du tourisme, Lahcen Haddad, présent lors de la cérémonie de signature de ces trois premières conventions à Ouarzazate, dit privilégier le qualitatif au quantitatif.

C’est pour cela que les 10 kasbahs seront transformées en hôtels de haut standing de petite capacité (une dizaine de chambres) voire en restaurants gastronomiques, avec toujours une série d’animations prévues pour faire vivre le projet. «Nous allons chercher l’expertise internationale afin d’avoir une meilleure gestion et une bonne rentabilité», a annoncé le ministre. Prévu dans le cadre du volet «Patrimoine et héritage» de la Vision 2020, le programme consiste aussi à sensibiliser les touristes au patrimoine architectural que représentent les kasbahs.