Optima SA : le fonds de commerce mis aux enchères suite à  une requête de la Banque Populaire

La mise à  prix commence à  61 MDH. Cette filiale du groupe tunisien Altea packaging a arrêté ses activités depuis plusieurs mois.

Fin de parcours pour le fabricant d’emballages flexibles, Optima SA. En effet, après plusieurs mois d’arrêt d’activité et plus de deux ans de déboires financiers, le groupe Altea Packaging, l’actionnaire tunisien de cet ex-fleuron de l’industrie marocaine de l’emballage, jette l’éponge. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de relancer l’activité, voire de chercher un repreneur. Le coup de grâce est venu finalement des banques créancières et à leur tête la Banque Centrale Populaire qui, à l’issue de l’échec des négociations sur le remboursement d’une dette de plusieurs dizaines de millions de DH, a fini par mettre en vente, par voie judiciaire, le fonds de commerce d’Optima. Programmées courant avril 2013, les enchères débuteront à 61 MDH, selon l’expertise du tribunal de commerce de Casablanca.

L’actionnaire principal aurait déjà perdu 60 MDH dans l’affaire

Dans l’état où se trouve la société aujourd’hui, notamment une montagne de dettes et de passifs aussi bien bancaires que sociaux, des stocks désuets, un management démobilisé et un outil industriel de plus en plus poussiéreux, cette procédure pourrait n’être qu’une étape obligée avant une liquidation judiciaire. Dans une telle phase, le principal actif tangible susceptible d’intéresser d’éventuels repreneurs sera le terrain qui abrite l’unité industrielle d’Optima et qui se trouve dans la zone industrielle d’Aïn Sebâa.

Mais comment en est-on arrivé là alors qu’en septembre 2008 les observateurs prédisaient à Optima un développement certain au sein du groupe Altea Packaging, leader sur son marché domestique et présent par ailleurs en Algérie, en Egypte et même en France ?

Il faut dire qu’outre des erreurs fatales dans le renouvellement de l’outil industriel et son adéquation au marché marocain, le management, principalement européen, dépêché à la tête de cette entreprise s’est avéré des plus défaillants. La sanction commerciale ne s’est pas faite attendre avec une clientèle, principalement constituée d’industriels de l’agroalimentaire connus pour leur exigence de qualité vu la sensibilité de leurs produits, qui a commencé à s’en aller dès 2010.
Au demeurant, cette société créée en 1951, qui employait une soixantaine de personnes au moment de son changement d’actionnaire, aura coûté, selon des sources proches du dossier, plus de 60 MDH au tunisien Altea Packaging.