Offshoring : 10 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export en 2018

Les acteurs institutionnels en rapport avec l’Offshoring, réunis le 23 avril à Rabat, ont dressé un bilan positif des 5 dernières années.

Lors de son lancement en 2014, le Plan d’accélération industrielle (PAI) a parié sur des chevaux gagnants comme l’automobile, l’aéronautique ou encore l’Offshoring pour concrétiser ses objectifs. Ce dernier s’impose comme 3e créateur d’emplois dans l’industrie nationale durant les 5 dernières années (69.900), selon les statistiques livrées le 8 avril dernier par le ministère de l’Industrie, mais pas seulement.

« Son rôle ne se limite pas à soutenir l’employabilité des jeunes, mais il est aussi créateur de richesses, et participe à la croissance du savoir-faire national », a résumé Sidi Mohammed Drissi Melyani, directeur général de l’Agence du Développement du Digital. Ce dernier est intervenu, aux cotés des représentants des acteurs institutionnels du secteur et de leurs partenaires (Ministère de l’lndustrie, de L’Investissement, du Commerce et de I‘Economie Numérique, AMDIE, APEBI, AMRC, MedZ Sourcing, ANAPEC…) lors de la présentation du bilan d’étape 2014 – 2018 de l’Offshoring et de ses écosystèmes, mardi 23 avril à Rabat.

Ainsi, en 2018, le secteur a enregistré un chiffre d’affaires à l’export de 10 milliards de dirhams. Un résultat qui démontre son « impact socioéconomique extrêmement important en termes de contribution à la valeur ajoutée », corrobore Abderrafie Hanouf, DG de MedZ Sourcing. La contribution de cette filiale de la CDG, en charge de la gestion et de l’animation des zones consacrées à l’Offshoring au Maroc, y est pour beaucoup. Selon M. Hanouf, elle a investi plus de 4 milliards de dirhams dans les parcs dédiés à cette activité dont les plateaux sont les infrastructures primordiales.

De même, le montant des investissements engagés par les entreprises actives dans les différents écosystèmes a atteint le cap d’un milliard de dirhams sur la même période.

« Aujourd’hui, le Maroc se distingue par une forte croissance des métiers du digital et de l’offshoring. Le nombre d’entreprises de renommée mondiales attirées par le pays est en augmentation. C’est un signe de confiance dans la capacité de notre pays à fournir des lauréats en différentes disciplines d’ingénierie, d’informatique, d’industrie 4.0. », a repris M. Drissi Melyani. En effet, le Maroc est devenu une destination attractive pour l’externalisation de ces métiers. Pour accélérer le développement de l’activité Offshoring, les acteurs institutionnels et leurs partenaires du privé s’étaient engagés à la créer 60.000 emplois directs dans le secteur, et à atteindre un chiffre d’affaires à l’export de 18 milliards de dhs à l’horizon 2020. Cette offre a été matérialisée par la signature des contrats de performance des écosystèmes de l’Offshoring en mai 2016.

Subventions directes à l’investissement, régime subventionné lié à l’IR, exonération ou réduction de l’IS, facilitations administratives… l’Etat a mis en place une batterie de mesures incitatives pour booster cette dynamique. Aujourd’hui, il en récolte les fruits.

Le secteur a ainsi enregistré une montée en gamme depuis 2016, à travers l’amélioration de la compétitivité de ses acteurs. Près de 47% des projets subventionnés relèvent de des écosystèmes ESO (Ingénierie et recherche-développement), ITO (technologies de l’information) et BPO (processus entreprise-métiers).

L’activité s’enrichira également par le démarrage effectif de la structure d’animation des écosystèmes Offshoring. Fruit d’un partenariat entre l’APEBI et l’AMRC, elle est en charge de l’exécution des contrats de performances signés en 2016.