Nouvelle décharge de Rabat : Segedema revient dans la course

Ecarté en mai dernier au profit de TecMed, le français invité à  remettre une nouvelle offre.
L’espagnol éliminé à  cause d’une solution
technique inadaptée ?

Le projet de la nouvelle décharge d’Oum Azza à  Rabat, qui devrait soulager la ville des problèmes causés par l’actuelle décharge d’Akreuch, n’en finit pas de connaà®tre des rebondissements. Le dernier en date semble être un retour des autorités à  la case départ. Le comité de pilotage du projet, au sein duquel siègent des représentants du ministère de l’Intérieur, des collectivités locales et des différents départements ministériels concernés, a dernièrement repris contact avec Segedema. Or, cet opérateur, après avoir été déclaré adjudicataire provisoire en décembre 2005, avait été écarté par la suite.

En mai 2006, en effet, les autorités de la ville décidèrent de relancer la course. Le nouveau cahier des charges comportait alors quelques modifications, notamment celles se rapportant au centre de transfert. Ce dernier devait se situer à  15 kilomètres seulement de la nouvelle décharge, alors que l’ancien, lui, était à  36 km. Des contacts avaient été pris avec l’autre opérateur, l’espagnol TecMed, à  qui il a été demandé de faire une offre. Celle-ci s’est révélée de 3% moins chère que celle des Français.

Lixiviat : évaporé ou traité ?
Deux mois plus tard, deuxième coup de théâtre. La commission revient de nouveau vers Segedema. «L’offre technique de TecMed n’a pas plu aux ingénieurs de la ville», souligne une source proche du dossier. A l’origine de leur mécontentement, la solution technique proposée par TecMed pour le traitement du lixiviat, liquide sécrété par les ordures, et qui repose sur une simple technique d’évaporation. «Le comité de pilotage a estimé que c’est une solution qui ne peut s’appliquer dans le cas d’une grande décharge», explique la même source. C’est ce qui a poussé le comité de pilotage à  se tourner de nouveau vers Segedema, dont la première offre technique comportait justement la mise en place d’un centre de traitement des lixiviats.

Contactées par La Vie éco, les deux sociétés ont affirmé par le biais de leurs responsables qu’elles étaient toutes les deux sur le dossier. «Nous travaillons sur notre offre technique», a souligné Inocente Lorite Lopez, directeur général de TecMed. Même son de cloche du côté de Segedema. Premiers concernés, des responsables de la ville de Rabat, manifestement mal à  l’aise à  l’évocation du sujet, se sont refusé à  tout commentaire. Le maire, Omar Bahraoui, est lui aussi resté aux abonnés absents.