Nouvelle Association d’hôteliers à  Marrakech : les fondateurs expliquent leurs motivations

Les opérateurs veulent s’organiser pour mieux défendre leurs intérêts.
Ils promettent de continuer à  siéger au sein de l’Association locale affiliée à  la Fédération nationale.

Il a suffi qu’une partie des aménageurs développeurs touristiques de la ville de Marrakech aient décidé de créer une association pour défendre leurs intérêts pour que l’on crie à la scission au sein de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH) locale et même au sein de la Fédération nationale des industries hôtelières (FNIH). Mais la polémique n’a pas vraiment duré car aussi bien ces aménageurs que l’Association des hôteliers ont décidé de calmer les esprits.
En effet, au sein de la FNIH, on ne cherche pas à trop commenter cette décision, arguant du fait que chacun est libre de créer une association, mais que la réglementation est claire dans la mesure où elle oblige les hôteliers à adhérer à l’Association professionnelle locale qui est elle-même affiliée à la Fédération nationale. Selon une source proche de la FNIH, étant donné la conjoncture actuelle qui n’est pas très réjouissante pour le tourisme d’une manière générale et pour l’hôtellerie en particulier, la Fédération préfère concentrer ses efforts sur la promotion.

Les aménageurs veulent des délais plus longs pour les crédits d’investissement

Ceux qu’on a qualifiés de «frondeurs» ont aussi leurs arguments. L’un d’entre eux affirme que l’initiative de créer une association ne signifie nullement que les aménageurs, qui sont pour la plupart des hôteliers aussi, aient décidé de quitter l’AIH de Marrakech.
«Cette association est à caractère obligatoire et nous continuerons d’y siéger et de payer nos cotisations comme nous l’avons toujours fait». Sauf que, tient-il à signaler, «tout ce qui est à caractère obligatoire ne fonctionne pas toujours bien», et c’est le cas pour l’AIH de Marrakech «où les hôteliers ne siègent pas et disparaissent après avoir payé leurs cotisations». Une manière de dire que celle-ci ne défend pas suffisamment bien leurs intérêts, y compris les plus élémentaires. Il cite le cas de certains hôteliers à la périphérie de la ville qui paient des redevances à leur commune pour des services dont ils ne bénéficient pas comme l’assainissement liquide. Un dossier qui tient particulièrement à cœur aux initiateurs de cette nouvelle association est celui du comportement des banques qui n’accordent pas, à les en croire, de crédits hôteliers au-delà de 12 ans, alors qu’en Tunisie, par exemple, le délai peut atteindre 20 ans. Le but de cette nouvelle association, conclut la même source, est de permettre aux hôteliers de s’organiser face à leurs fournisseurs et leurs partenaires.