Nouveau plan social à  la Comanav

Près d’une centaine de personnes parmi le personnel sédentaire
est concernée, sur la base du volontariat.

La remise à flot de la Comanav semble être en bonne voie. Les résultats annuels 2003 seront quasiment en ligne avec la feuille de route établie par le conseil d’administration qui vient de tenir sa première réunion après la dernière augmentation de capital de l’ordre de 295 MDH. Pour rappel, cette augmentation, réservée aux deux actionnaires institutionnels : la CDG et le groupe BMCE, avait été réalisée au courant de l’été 2003.

La privatisation pourfin 2004
Aujourd’hui, les dirigeants de la compagnie ont de quoi être confiants en l’avenir, même si le redressement n’est pas achevé. En clair, il faut que les conditions optimales d’une privatisation, prévue à fin 2004, soient réunies. Ainsi, selon une source sûre, pour maintenir le cap, la Comanav prépare un deuxième plan social rendu nécessaire par la concurrence de plus en plus féroce, notamment sur l’activité de transport de passagers. Ce nouveau plan porterait uniquement sur le personnel sédentaire de Comanav et de la Limadet et obéirait au principe du volontariat. Au total, moins de cent personnes sont concernées et le coût devra être limité à près de 15 MDH. Les modalités d’indemnisation seraient calquées sur celles du premier plan de 2002. Pour davantage de précisions, nous avons essayé de joindre les dirigeants, en vain.
On ne peut que présumer, au vu de ces éléments, que le pari des pouvoirs publics est à portée de main. L’année 2004 sera sans doute décisive pour juger de la pérennité de l’embellie. De nouvelles lignes seront opérationnelles et le plan opérationnel d’économie de charges devra tourner à plein régime.
Rappelons que la crise qu’avait traversée la compagnie en 2001 a failli lui être fatale. Durant deux mois, la société était quasiment en cessation de paiement. L’intervention de l’Etat, qui a injecté 150 MDH début 2002, a été déterminante pour la réussite du premier plan de sauvetage. Cette manne servit presque entièrement (140 MDH) à financer le plan social qui a touché 580 employés, dont 311 navigants, soit 50 % de l’effectif global à fin 2001. Ce remède de cheval avait été renforcé par d’autres mesures radicales : cession et désarmement de la moitié obsolète de la flotte (six sur douze), mise en œuvre d’un vaste chantier d’économie de charges, cession en lease-back du siège social, pour un montant avoisinant les 70 MDH, apurement des comptes, consolidation du pôle de transport de passagers notamment à travers l’acquisition de la Limadet (ex-filiale de la BNDE) et achat, dans une étape ultérieure, de navires, en seconde main, plus modernes et adaptés à la nouvelle stratégie. C’est d’ailleurs à ce dernier plan du redressement que l’apport récent d’argent frais par les nouveaux actionnaires a été principalement réservé.