Nouveau plan pour la valorisation durable des forêts

Stratégie pour la gestion des parcours, nouveaux outils de dialogue, responsabilisation des ONG sont les trois axes du plan.

Le Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, a présidé, lundi 9 février à Rabat, un atelier national sur le thème du renforcement du partenariat pour la gestion et la valorisation durable des forêts marocaines, avec l’appui de l’Union européenne. Durant cet événement, qui s’inscrit dans le cadre de l’implication de la société civile dans la gestion forestière, il a été souligné les résultats satisfaisants qui ont pu être atteints durant le plan décennal 2005/2014 en matière d’investissement des coopératives et associations pastorales dans l’organisation d’une plus grande valeur ajoutée locale. Ainsi, le nombre d’associations pastorales est passé de 7 associations en 2005 à près de 160 en 2014. Celui des coopératives est passé de 9 à 136 coopératives dont 14 groupements d’intérêt économiques bénéficiant à plus de 7000 coopérants, avec un revenu moyen mensuel de 2000 DH.  Dans un autre registre, le Commissariat aux eaux et forêts a œuvré à le requalification de 370 entreprises forestières pour plus d’efficacité dans les réalisations.  Par ailleurs, le développement de la chasse associative a permis l’implication des chasseurs dans la durable des territoires de chasse.

Le nombre d’amodiations de chasse est ainsi passé de 350 en 2005 à 680 en 2014. Ainsi, le plan d’action stratégique pour la nouvelle décennie 2015/2024 prévoit la poursuite du renforcement du partenariat, de la participation et de l’intégration de la population usagère. Cela se traduit par une nouvelle stratégie concernant la gestion des parcours et l’exploitation du bois de feu, le développement de nouveaux outils et instruments pour établir un dialogue de confiance avec tous les partenaires et la responsabilisation des ONG qui œuvrent dans la protection de l’environnement. Ce nouveau plan se base notamment sur une étude de cartographie de la société civile réalisée en 2014 avec l’appui de l’Union européenne, dans le cadre du programme «Facilité société civile», mis en œuvre dans les provinces de Taza, Khénifra et Chefchaouen. Cette étude a permis notamment d’analyser le positionnement et le rôle des organisations de la société civile dans la mise en œuvre de la politique forestière sur les 3 provinces étudiées. «L’une des principales recommandations de cette étude est la nécessité de faciliter le dialogue et les mécanismes du partenariat du Haut commissariat aux eaux et forêts au niveau d’outils concrets comme les appels à projets», explique-t-on du côté du management du HCEFLCD.