Nouveau plan de déplacement urbain à  l’étude

Suite à  un appel d’offres international, les cabinets intéressés par l’étude ont soumissionné.

Embouteillages, rues devenues trop étroites, système de transport en déliquescence… C’est une gageure que de se déplacer à Casablanca. Encore une fois, les autorités locales annoncent qu’elles sont décidées à trouver une solution à ce casse-tête quotidien. Elles ont donc lancé, il y a plusieurs semaines, un appel d’offres international destiné à sélectionner le ou les cabinets devant réaliser l’étude du plan de déplacement urbain de Casablanca (PDUC) qui durera… deux ans. Les intéressés, dont les noms ne sont pas encore communiqués, ont récemment remis leurs offres. Selon Mohamed Labsir, président de la Région du Grand Casablanca, cette étude permettra d’«arrêter des décisions sur la base de critères scientifiques».Le travail comportera trois volets.
Le premier, dénommé «compte transport», vise à déterminer le budget transport de tous les usagers, particuliers ou professionnels. Il s’agit de cerner les spécificités de la demande en vue de proposer les modes de transports appropriés. La quantification de cette demande permettra aux potentiels investisseurs de préparer leur business-plan. Le deuxième volet porte sur la détermination d’un plan de circulation efficace et la modernisation de la gestion de la signalétique en s’attachant à valoriser les infrastructures existantes. Enfin, troisième volet : la restructuration du réseau de transport collectif, un chantiers prioritaire de la ville.

La solution du métro s’avère incontournable
Autre point important : l’étude permettra de mieux insérer le projet de métro, initialement déclaré «faisable et financièrement rentable» par la cellule de travail coiffée par le ministère de l’Intérieur et dissoute depuis une année, dans l’architecture des transports de la ville. A l’évidence, il s’impose clairement dans une ville qui compte aujourd’hui plus de 4 millions d’habitants. «Faute de moyens de transport performants, la ville gaspille 50 % de ses richesses», note M. Labsir. En attendant les conclusions, le président de la Région penche pour un métro souterrain, même s’il est coûteux, à cause de la nature des sols, et pour la délégation ou la concession de sa gestion au privé. En outre, on s’attend à ce que le réseau suive toutes les artères de la ville avec une priorité pour le trajet allant du centre-ville à Ben M’sik Sidi Othmane, Hay Mohammadi et Aïn Chok.
Dans l’immédiat, le train reste le seul recours pour désengorger la ville. Ainsi, de nouvelles gares sont prévues à Sidi Maârouf, Lissasfa, Hay Mohammadi, Ouled Salah et Aïn Harouda pour que l’utilisation d’Al Bidaoui qui se veut une sorte de métro aérien sur l’axe Mohammedia-aéroport Mohamed V soit optimisée. Pour ce faire, la Région du Grand Casablanca participe au projet de multiplication des escales de ce train en contribuant au financement à hauteur de 10 MDH