New York Forum Africa : le gotha des hommes d’affaires marocains a répondu présent

Mille cinq cents participants des cinq continents ont suivi les débats. Le cru 2013 a été rehaussé par la séance inaugurale de la session extraordinaire de la réunion des chefs d’Etat de la CEMAC.

Pas moins de dix chefs d’Etat, la plupart en exercice, et mille cinq cents participants triés sur le volet, en provenance des cinq continents, ont répondu présent à la deuxième édition du New York Forum Africa, tenue du 14 au 16 Juin à Libreville, la capitale du Gabon. Ce forum vise la promotion d’un développement économique inclusif bénéficiant en premier lieu aux jeunes Africains, dont on n’oubliera pas de rappeler que 150 millions sont sans emploi sur le continent. «La priorité du continent est notre jeunesse. La croissance économique n’a aucun sens si les jeunes Africains ne peuvent pas en bénéficier. La croissance doit être inclusive et orientée vers le peuple», a souligné le président Ali Bongo Ondimba. En présence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC), qui se sont réunis en session extraordinaire en marge du forum, le président gabonais a encouragé ses homologues africains à «gagner ensemble le pari de la transformation du continent, à sortir de la spirale du sous-développement et de la pauvreté, en comptant sur nous-mêmes, et nos ressources». Alors que la plupart des experts économiques considèrent le développement africain comme le plus prometteur du XXIe siècle. Larry Summers, professeur et ancien conseiller des présidents Clinton et Obama, a souligné dans une allocution, très attendue et applaudie, qu’«investir en Afrique est certes risqué, mais ne pas y investir est encore plus risqué», compte tenu du réservoir de croissance du continent.

Quarante participants marocains

Le volume actuel des investissements directs étrangers reste en effet faible et très en deçà des besoins du continent en matière d’infrastructures, d’éducation, d’industrialisation… Les exposés sur l’évolution lente mais certaine de l’environnement des affaires, les perspectives de croissance, et l’action des pouvoirs publics auront permis aux participants venus des cinq coins du globe d’ajuster leur stratégie d’investissement dans le continent.

Les opérateurs économiques marocains n’ont pas manqué le rendez-vous avec cette manifestation d’envergure. Pas moins de quarante participants, hommes et femmes, d’horizons aussi divers que la finance, l’énergie, le transport, les nouvelles technologies, les médias ont enrichi les panels prévus sur les trois journées du forum, et partagé l’expérience marocaine sur les différents sujets. La diaspora marocaine a également répondu présent et fait le déplacement de Shangaï, Dubaï, Genève, Paris et Montréal.