Neuf centres de mise à  niveau seront opérationnels en 2005

Spécialisés par secteur, il doivent aider les entreprises à
mettre en œuvre leur programme de modernisation.

Que sont donc devenus les centres techniques sectoriels destinés à offrir aux entreprises une infrastructure technologique pour les accompagner dans leur mise à niveau ? Depuis 1998, année où l’Union européenne avait donné son accord de principe pour le financement de ces centres dans le cadre de MEDA I, l’exécution du projet avance à pas de tortue. Sur les quatre centres initialement prévus, en l’occurrence le Centre technique des industries du textile et de l’habillement, celui desmatériaux de construction, des industries métalliques, mécaniques et électriques et celui de l’agroalimentaire, seuls les deux premiers fonctionnent à un régime à peu près normal. Et ceci grâce à l’implication des associations professionnelles, qui n’ont pas attendu le déblocage des fonds européens pour les équiper, les pouvoirs publics ayant mis à leur disposition les locaux.

Le gouvernement créera un fonds d’appui pour aider au démarrage

Le retard pris est dû aux procédures et conditions d’octroi des marchés exigées par la Commission européenne. En effet, le recrutement de l’expert international a pris plus d’un an et le premier appel d’offres, concernant de manière globale quatre centres, s’est révélé infructueux, ce qui a convaincu la Commission européenne de se ranger à l’avis des Marocains qui suggéraient de lancer un appel d’offres séparé pour chaque centre.
Aujourd’hui, la situation semble plus claire, en raison de l’introduction d’une certaine souplesse dans les procédures et de la décision du gouvernement de créer un fonds d’appui à la création de ces centres avec comme objectif la prise en charge, pour la phase de démarrage, des frais pour le recrutement des cadres ainsi que le financement d’une partie des coûts des essais et analyses effectués pour le compte des PME. Ce fonds, qui dispose pour 2004 d’une enveloppe d’amorçage prélevée sur le budget du ministère de l’Industrie et du Commerce, sera alimenté dans les cinq années à venir dans le cadre des différentes Lois de finances.
L’enveloppe globale dédiée à l’origine à la construction de ces centres dans le cadre des programmes MEDA I et MEDA II s’élève à 300 MDH, dont 200 MDH sous forme d’aide de l’Union européenne et 100 MDH pris en charge par le gouvernement pour la construction des infrastructures d’accueil.
La situation est donc enfin débloquée, et le ministère de l’Industrie et du Commerce est en mesure de décliner un calendrier d’avancement de l’équipement des centres tout à fait précis. Globalement, tous ces centres devraient être opérationnels au cours de premier semestre de l’année 2005