Moyen standing : une demande insatisfaite à  cause de la cherté du foncier

Les promoteurs éprouvent des difficultés à  satisfaire la demande. Des complexes émergent en périphérie des grandes villes. L’Etat compte encourager les opérateurs pour lancer des offres n’excédant pas 800 000 DH.

A propos du segment moyen standing, Yacine Lahlou, PDG de la société Le comptoir des promoteurs, déclarait à La Vie éco (Spécial immobilier du 25 novembre 2011) opérer essentiellement dans le moyen standing car sa «volonté était de répondre à un besoin non satisfait et ainsi de se positionner en tant que pionnier sur ce segment de marché qu’est la classe émergente : elle consomme, achète des voitures, des télévisions, des réfrigérateurs, des smartphones… Elle doit aussi avoir une offre de logement qui lui convient, avec la promotion de logements bien finis, d’une superficie moyenne de 80 m², à un prix inférieur à 700 000 DH, 100% déclarés et donc 100% finançables». On ne peut qu’être d’accord avec la vision du jeune promoteur.
Après le succès du logement social, le ministère de l’habitat compte mettre le paquet pour développer le moyen standing

D’ailleurs, le ministère de tutelle a pris conscience des enjeux du moyen standing qui souffre de la cherté et de la rareté du foncier en zones urbaines. «Le développement et l’épanouissement des classes moyennes font partie des priorités majeures de ce ministère puisqu’elles constituent un levier important pour l’économie nationale et représentent un poids démographique conséquent. En plus des efforts déjà déployés pour l’encouragement de l’accès à la propriété de cette classe sociale (Fonds Damane Sakane, Accompagnement des coopératives, la villa éco…), la mise en place de nouvelles mesures conformément au programme gouvernemental, avec un produit dont le prix de vente ne dépassant pas 800 000 DH est en cours d’étude au sein de ce ministère. Une concertation avec les intervenants dans la production de ce type de logements sera engagée pour garantir leur mobilisation», indique-t-on au sein de la direction de la promotion immobilière du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville.

Il faut avouer qu’il y a urgence en la matière car c’est bien dans ce segment que la demande est la plus forte mais également la moins satisfaite et sans doute celui où les promoteurs engrangent la marge la plus faible. Cela étant dit, on peut alors se diriger vers des offres situées en périphérie des grandes villes. C’est ce que produit par exemple «Espaces Saada», filiale du groupe Palmeraie Holding. En effet, depuis 2007  (donc avant la crise des subprimes), les Espaces Saada bâtissent selon le concept «ville dans la ville». En ce sens, les projets qui portent la signature de ce label constituent un cadre de vie global : espaces verts, écoles, commerces de proximité, sites agréables où il fait bon vivre, notamment dans les projets suivants : Jnane Nouaceur à Casablanca ; Jnane Mediouna à Casablanca ; Les Jardins de l’Atlantique à Tanger ; Jnane Adrar et Jnane Aït Melloul à Agadir, sans oublier Jnane Tamansourt à Marrakech.
A titre indicatif, l’entité Espaces Saada commercialise du moyen standing à Targa Garden Marrakech à partir de 1,59 MDH, tandis que pour le reste des projets, on trouve à Jnane Nouaceur des villas à partir de 1,45 MDH ; aux jardins de l’Atlantique à Tanger des appartements à partir de 416 000 DH ; 514 000 DH à Jnane Adrar à Agadir et 500 000 DH pour les lotissements à Dyar Nzaha dans la même ville.

Des villas jumelées en guise de moyen standing

Chez Akwa Immobilier, on investit également ce créneau. Ainsi en va-t-il du projet baptisé «les Villas des près».
A la périphérie de Casablanca, sur la route de Dar Bouazza, Akwa Immobilier a lancé la construction de 276 villas dont la livraison est prévue le premier trimestre 2013. Il s’agit à nouveau d’apporter une solution qualitative au segment intermédiaire. Mitoyennes (deux par deux), ou alignées (côte à côte), ces villas de belle facture se présentent sous quatre types, de 191 à 300 m². Mais les appartements ne sont pas en reste, puisque Akwa Immobilier prévoit de livrer, en 2014, 562 appartements de 75 à 110 m². Sis à Casablanca, le projet Riad Errahma comprendra trois appartements par étage, sera pourvu d’ascenseur, de commerces, d’une école, de jardins, de centres sportifs et d’une mosquée. De manière générale, les principaux acteurs de la place ont pris conscience que les demandes les plus conséquentes concernent le logement social et le moyen standing. Par conséquent, ils s’investissent beaucoup dans ces deux créneaux.
C’est ce que nous affirme le top management de Addoha, en nous annonçant que les programmes du groupe en cours de commercialisation totalisent plus de 280 000 unités constituées à hauteur de 95% de logements sociaux et moyen standing dont les plannings de production et de livraison sont parfaitement maîtrisés. Les rendez-vous sont donc pris.