Mondial de l’auto à  Paris, un déluge de nouveautés

Les «concept cars» ont été rares pour cette édition 2007 du Mondial de l’automobile.
Les voitures de rêve ont tenu le haut du pavé.
Les citadines restent les préférées des visiteurs lorsqu’il
s’agit d’acheter une voiture.

Deux hôtesses d’accueil montent la garde devant la WV Pantom. Au visiteur qui demandera à prendre une photo de l’engin, les deux ravissantes jeunes filles se proposeront volontiers de poser à côté de ce bijou. Mais au Mondial de l’auto, qui s’est tenu du 30 septembre au 15 octobre à Paris, ces belles créatures, allant de stand en stand et se faisant photographier au volant d’une voiture de rêve, faisaient pâle figure devant les petites reines à quatre roues présentées par les différents constructeurs.

La Logan était aussi de la fête
Pour la grande majorité des visiteurs, il s’agit juste de toucher, caresser des véhicules dont ils sont bien conscients qu’ils ne pourront jamais les acquérir, à moins d’un miracle. Un visiteur explique : «Ce n’est pas parce qu’on va au musée qu’on emmène les tableaux avec soi». C’est à cela que se résume l’exposition pour la grande masse : se rincer les yeux à la vue des belles mécaniques, du design, des concentrés de technologie, et s’informer des nouveautés dévoilées pour la première fois au public.

Plus d’une soixantaine de nouveaux modèles ont été exposés. Toutes les marques sont de la partie, y compris la roumaine Logan avec sa version break. A la question de savoir quand elle sera fabriquée au Maroc, Larbi Belarbi, PDG de la Somaca, repéré près du stand de Logan monté à proximité de celui de Renault, répond laconiquement : «Pas pour le moment».

Pour ce qui est des concepts car, le visiteur aura, en revanche, une légère déception. Les prototypes ont souvent remplacé ces «exercices de style» qui sont là pour témoigner de tout ce que l’on peut faire lorsqu’on n’est pas bridé par les contraintes économiques. Toujours est-il que plusieurs grands constructeurs tels que Ford ou Renault ont présenté des concepts car au sens propre du terme, dont «certains éléments se retrouveront sur le modèle final», explique une responsable de chez Ford. Pour un autre responsable, il s’agit là d’un investissement en image pas forcément justifiable économiquement. L’autre approche consiste à exposer des engins de course automobile, ou les deux à la fois.

Au chapitre des sportives, la surprise est de taille. Les véhicules ont transcendé leur nature première d’objet roulant pour évoluer vers quelque chose de plus proche de la fusée. Ainsi, on peut apprécier par exemple une Mercedes ou encore une Audi dotées d’un train avant fuselé et d’un indicateur kilométrique dépassant les 300 km/h.

Ferrari, Maserati, hors de prix mais so sexy !
De manière générale, les classiques du sport en ont fait rêver plus d’un au point qu’il est impossible de prendre une photo sans avoir une foule dans le champ de l’appareil. Leurs portes sont ouvertes en permanence à cause de la longue file d’attente des personnes désirant s’installer aux commandes. Mais elles sont hors de portée du client moyen. Par exemple, Alfa Roméo, qui n’arrête pas de séduire, présente un modèle que l’on peut chevaucher contre un chèque de 400 000 euros.

Ce qui fait dire à un quidam qu’on «en aura pour une fortune en réparation pour une toute petite bosse». Pour un autre, «le problème ne se pose nullement lorsqu’on a les moyens de se payer ce genre de voitures». A ce prix-là, on est aussi en mesure de s’offrir des cours de rattrapage en conduite, option pilote de chasse.
Quant aux limousines, elles ne laissent pas non plus les visiteurs indifférents. S’offrent à leur regard des Rolls Royce, des Bentley pour les plus célèbres ou encore une May Bach, marque de voitures produites sur mesure dont l’entrée de gamme de série dépasse les 450 000 euros (près de 5 MDH).

Dans la catégorie des voitures plus accessibles (moins de 20 000 euros) au grand public, l’offre est très diversifiée. Le chaland fait du lèche-vitrine en prenant en considération le prix, la consommation d’essence et les options. Dans cette catégorie, les marques françaises figurent en bonne place à côté de l’italienne Fiat, de la japonaise Toyota ou encore de l’allemande Opel.

Zest, la voiturette dernier cri
Les citadines sont réellement prises en main, les caresses sont devenues des examens du confort. Les visiteurs sautillent légèrement sur les sièges, passent l’embrayage pour entrevoir ce que l’on peut ressentir en conduisant, mettent à fond la musique pour tester la qualité de la sonorisation.

Mais attention, petite voiture ne veut pas forcément dire petit prix. C’est le cas de la Mini, qui coûte pas moins de 21 000 euros, lorsque Daihatsu attaque son créneau avec un clone, ce que les responsables affichent ouvertement, nommé Trevis et proposé à moitié prix.

Côté voiturettes, la nouveauté vient de la Zest proposé par Acrea, un petit constructeur français, qui est un modèle sans porte, à deux places, «pour aller à la campagne plus que pour aller au bureau», et qui se positionne dans le segment de la troisième voiture du ménage.