Moins de touristes français… plus d’espagnols et d’anglais

De manière globale, les arrivées d’étrangers sont en progression

Les carnets de commandes augurent d’un bon deuxième trimestre.

Les statistiques officielles des arrivées à fin mars ne sont pas encore communiquées, mais la plupart des professionnels se déclarent satisfaits de l’évolution de l’activité. D’une manière générale, si l’on a constaté un démarrage timide en janvier et février, en raison particulièrement du recul du marché français, le Maroc n’en reste pas moins pour les touristes de ce pays la destination la plus prisée au moment où les concurrents, Egypte et Tunisie notamment, sont en net recul. Cet engouement, pour le Maroc n’est pas dû seulement à la proximité, mais au fait que certaines destinations comme Fès sont en train de suivre les traces de Marrakech : de nombreux français achètent en effet des maisons dans la vieille médina qui est en train de subir divers travaux (remplacement des pavés à l’identique, refonte des façades, électrification, etc.). Selon Driss Faceh, le président du CRT de Fès, de fréquentes transactions y sont enregistrées. En tout cas, selon lui, la destination affiche complet jusqu’à début juin.

Surbooking à Marrakech
C’est un peu la même situation à Marrakech qui repart du bon pied après le léger recul en termes de nuitées des deux premiers mois de l’année par rapport aux deux années précédentes, suite au recul de la fréquentation des Français. Ce repli est aujourd’hui atténué par la progression nette des marchés espagnol et britannique, deux émetteurs ciblés par des opérations de promotion conséquentes. Dans la ville ocre, les carnets de réservations sont pleins pour avril et mai. Signes annonciateurs, les arrivées à l’aéroport ont augmenté de 15% en mars par rapport au même mois de l’année dernière, à plus 20 000 personnes. La ville a même connu ces derniers jours des petits problèmes de surbooking dans au moins quatre établissements hôteliers, ce qui ne devrait pas se produire.

A Agadir, les arrivées et les nuitées progressent aussi. Cependant, les professionnels estiment que la capitale du Souss n’est pas assez desservie par les vols aériens notamment à partir des pays nordiques et de l’Europe de l’Est, des marchés prometteurs pour le tourisme balnéaire même en hiver.

Les autres destinations sont en train de trouver leurs marques, notamment Tanger, où un travail de fond est en train d’être réalisé pour embellir la ville, et qui devrait avoir des retombées dans les plus brefs délais.