Moins de poisson pêché en 2006, mais 6% de recettes en plus

Diminution des prises dans l’Atlantique et augmentation en Méditerranée.
Avec 101 % d’augmentation, le port
de Dakhla renaît de ses cendres.

L’année 2006 aura été mitigée pour le secteur de la pêche. En dehors de la filière hauturière, principalement tournée vers l’export et grandement dépendante des prises de poulpe, les captures réalisées par les segments de la pêche côtière et artisanale affichent une baisse de 15 % des volumes débarqués, soit environ 809 000 tonnes. En revanche, conséquence d’un poisson plus cher sur le marché local, ces débarquements ont généré un chiffre d’affaires à la vente de 3,72 milliards de DH, en progression de 6 % par rapport à l’année 2005.

Baisse de 28% des captures à Tan-Tan et Laâyoune
La diminution a été plus ressentie au niveau de la côte atlantique dont les prises ont connu une régression de 20% en volume contre une augmentation de 5% en valeur. Il est toutefois important de souligner que les débarquements effectués au niveau de Dakhla ont enregistré une augmentation importante de 101% en volume et de 33% en valeur. Selon l’Office national des pêches, qui fournit les statistiques halieutiques, cette performance est attribuable en termes de volumes à l’importance des débarquements de la pêche sardinière et, en termes de valeur, à la pêcherie poulpière. Par ailleurs, les ports de Tan-Tan et de Laâyoune qui à eux deux représentent 53% du tonnage global et 25% de la valeur, ont enregistré une production de 378 000 t (887 MDH), soit une diminution de 28% en volume contre une augmentation de 1% en valeur.
En Méditerranée, par contre, les débarquements au niveau des halles se sont élevés à 48 258 t pour une valeur de 303 MDH, en progression de 11% en volume et de 13% en valeur. En terme de répartition par destination, les prises de la pêche côtière et artisanale sont allées essentiellement à la consommation et à la conserve qui représentent, à elles seules, près de 51% de cette production.