Mohamed Amimi : «Nous ressentons un engouement grandissant des PME pour la LLD»

Questions à  Mohamed Amimi, DG de Chaà¢bi LLD

La Vie éco : Comment évolue le marché de la LLD et quelles sont vos prévisions pour les années à venir ?

Contrairement au marché du véhicule neuf qui connaît une stagnation des ventes par rapport à l’année dernière, le marché de la location longue durée se porte plutôt bien. Le parc géré par les principaux acteurs est en croissance, passant à près de 32 000 véhicules.
De notre point de vue, le marché est appelé à se développer davantage eu égard aux potentialités existantes, notamment le faible taux de pénétration de la LLD au niveau du parc des véhicules d’entreprises. En effet, nous ressentons de plus en plus d’engouement des PME/PMI pour cette solution qui leur permet, avec le resserrement du crédit, de préserver leur capacité de financement.

Par quoi se distingue l’offre de Chaabi LLD ?

Chaâbi LLD intervient comme expert métier et conseille ses clients dans la définition de leurs besoins en leur proposant la solution la mieux adaptée à leur utilisation. Notre offre consiste à assurer la mobilité permanente aux conducteurs et à garantir une qualité de service irréprochable sur tout le territoire national. Chaabi LLD assure également un accès sécurisé sur son site web et permet ainsi à ses clients de suivre l’évolution de leur parc et le comportement des utilisateurs (kilométrage parcouru, sinistralité…).La flexibilité et la transparence des contrats font partie des caractéristiques majeures de la relation de Chaâbi LLD avec ses clients.
 
Quel a été l’impact des nouvelles dispositions fiscales sur le marché de la LLD ?

Le nouveau dispositif fiscal sur la TVA appliquée aux cessions des véhicules d’occasion a été introduit en 2013. La profession, à travers l’Association des loueurs longue durée (Analog), a pu convaincre les autorités d’épargner le stock de véhicules mis en circulation avant janvier 2013. Au moment de son introduction, la nouvelle disposition a engendré une hausse de 5% à 10% des loyers selon les gammes de véhicules. L’impact de cette augmentation sur les clients a été absorbé, d’une part, par la baisse des prix chez les concessionnaires et les niveaux de remises accordées aux loueurs, et, d’autre part, par le jeu de la concurrence entre les opérateurs de la LLD.
L’introduction de cette loi va permettre de restructurer progressivement le marché de l’occasion. D’ailleurs, l’ensemble des concessionnaires ont développé des structures dédiées à la reprise et à la revente de véhicules d’occasion. Nous avons également constaté que bon nombre de revendeurs traditionnels ont constitué des entreprises structurées, ce qui est de bon augure pour le marché.