Mme Afilal: Il est essentiel de placer le secteur de l’eau au cœur des négociations climatiques de la COP22

La ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’Eau, Charafat Afilal, a souligné, vendredi à Tétouan, la nécessité de placer le secteur de l’eau au cœur des négociations de la Conférence mondiale sur le climat (COP22), prévue en novembre prochain à Marrakech.

Intervenant à l’ouverture d’un panel sur « Les ressources en Eau et l’irrigation au Maroc: contraintes et alternatives », organisé dans le cadre d’une rencontre internationale sous le thème « quels enjeux pour le Maroc après la COP21 », Mme Afilal a affirmé que « le secteur de l’eau est la première victime du réchauffement climatique » vu ses conséquences négatives sur les ressources hydriques, en termes de retard des précipitations, d’inondations, de sécheresses et de désertification.

Lors de cette rencontre, organisée par la Fondation méditerranéenne de coopération et de développement (FMCD) et l’Assemblée provinciale de Tétouan, en présence du wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, gouverneur de la préfecture Tanger-Assilah, Mohamed Yacoubi, la ministre a aussi mis l’accent sur l’importance pour les décideurs politiques de s’approprier la question d’adaptation de l’eau aux changements climatiques et de lui garantir sa part au niveau des mécanismes de financement.

Elle a par ailleurs rappelé que le Maroc, qui est doté d’une politique audacieuse visant à limiter le réchauffement climatique, s’est érigé en modèle à l’échelle internationale dans la perspective de porter à 52% la part des énergies renouvelables à l’horizon 2030.

Dans une déclaration à la MAP, le président de la FMCD, Abdeslam Damoun, a indiqué que cette rencontre de deux jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes orientations royales pour le renforcement de la conscience collective quant aux conséquences négatives du réchauffement climatique, conformément au message adressé à la Conférence mondiale sur le Climat (COP21), tenue récemment à Paris.

L’objectif est d’enrichir le débat autour des changements climatiques et leurs conséquences rapides et profondes sur les équilibres environnementaux du globe terrestre, tout en associant à la fois les acteurs politiques et associatifs, les académiciens, les élus, le secteur privé et la société civile, a affirmé, de son côté, le président de l’Assemblée provinciale de Tétouan, Mohamed Larbi El Mteni.

Cette rencontre, qui se tient du 26 au 27 février, vient ainsi conforter l’engagement des acteurs institutionnels et de la société civile, des académiciens et des élus en faveur de l’environnement, et souligner la nécessité d’accorder une attention particulière à la question du changement climatique et ses effets sur l’environnement et le processus de développement durable dans ses dimensions économique, sociale et environnementale, et ce avant la tenue de la COP22.

Elle s’assigne pour objectif d’enrichir le débat public autour des enjeux pour la communauté internationale dans le domaine environnemental, de mettre en exergue le rôle distingué du Maroc dans le processus de mise en œuvre des accords des sommets mondiaux autour de l’environnement, et de mettre l’accent sur les défis à relever par le Conférence de Marrakech et le rôle que peut jouer le Maroc dans la lutte internationale contre le réchauffement climatique.

Au programme de cette manifestation figure l’organisation de deux panels sur « les ressources en eau et l’irrigation au Maroc: contraintes et alternatives » et « les enjeux pour la communauté internationale après la COP21: Cas du Maroc », outre des ateliers thématiques sur « le rôle de la société civile marocaine pour la réussite de la COP22 », « la mobilisation des collectivités territoriales pour la réussite de la COP22 » et « le rôle des secteurs privé et économique marocains dans la COP22 ».