Mise à  niveau urbaine de Casa : les études finalisées dans un mois

La mise à  niveau des infrastructures concerne la voirie et la circulation, les édifices sportifs et culturels, les espaces verts et l’environnement
Une enveloppe de 3,25 milliards de DH sur 4 ans, dont 140 MDH sont consacrés aux études
C’est le cabinet d’études CID qui supervisera et contrôlera les travaux.

Le PDU (Programme de développement urbain) de Casablanca est en train de se concrétiser. La première phase, celle qui fonde toutes les autres, c’est-à -dire les études qui avaient été lancées en septembre dernier, est presque finalisée. La copie sera livrée à  la fin de ce mois.

Sur les 3,25 milliards de DH à  dépenser sur 4 ans, 140 millions ont été consacrés à  cette phase. Le reste du montant, qui a été mobilisé par la direction des collectivités locales (ministère de l’intérieur), le conseil de la ville et la région, servira à  financer les trois grands axes de projets de mise à  niveau des infrastructures de la métropole. La voirie et la mobilité (circulation) se voient attribuer 1,93 milliard de DH soit 60% du total, 930 millions sont destinés aux équipements sportifs et culturels et 250 millions aux espaces verts et à  l’environnement.

Pour le directeur du pôle «aménagement et infrastructures» à  la wilaya de Casablanca, Khalid Bennani, la ville a décidé d’adopter une nouvelle approche fondée sur l’efficacité et le faire-faire. Le Conseil de la ville et la wilaya n’ayant pas les moyens humains et techniques pour suivre les projets et les chantiers, ils s’appuieront sur des entreprises chargées de l’assistance à  maà®tres d’ouvrages (voir encadré). Une première dans l’histoire des collectivités locales au Maroc. Du reste, cette externalisation du suivi des projets et des chantiers est déjà  effective puisque des appels d’offres ont déjà  trouvé attributaires pour le suivi notamment du programme des 3,25 milliards de DH et des études pour le tramway. Les pouvoirs publics et le Conseil de la ville chargent des entreprises privées, à  travers un cahier des charges et des échéanciers, de lui livrer les projets lancés clés en main.

Des couloirs pour bus sur le bd. Abdelmoumen
Pour en revenir au PDU, voici quelques exemples concrets de ce qui devra en sortir. Pour ce qui est de la voirie et de la circulation, après le boulevard d’Anfa, ce sera au tour de la route nationale 11, la route de Marrakech, d’être dotée de trois voies. Le rond-point Marjane-Californie est déjà  en train de connaà®tre des réaménagements. Autre exemple, le boulevard Abdelmoumen connaà®tra aussi des travaux et se verra doter de couloirs pour bus notamment. Le chapitre de la signalisation est aussi dans le programme et les feux seront rénovés et mis aux normes internationales.
C’est ainsi que 100 carrefours seront aménagés. Une centrale informatisée pour la gestion des feux de signalisation est également prévue pour une meilleure organisation et une meilleure fluidité de la circulation.

Pour ce qui est des équipements sportifs et culturels, le complexe Mohammed V, celui d’El Amal, ou encore celui de Larbi Ben M’barek seront réhabilités tout comme quelques complexes culturels. Et, là  encore, ce sera aux études de déterminer les sites concernés et la nature des travaux qui y seront conduits.

Parmi les espaces verts à  réaménager figurent ceux de la Ligue arabe et de l’Hermitage ou encore le zoo d’Aà¯n Sebaâ. Dans le même ordre d’idées, une nouvelle décharge (en face de l’ancienne, qui disparaà®tra) sera aménagée et répondra aux normes les plus stricts en la matière.

D’autres grands projets comme le métro ou le tramway sont évoqués à  la wilaya. Bien entendu, explique Khalid Bennani, ce sont des chantiers qui prendront beaucoup de temps, mais les études vont être menées et des solutions d’urgence sont envisagées dès à  présent, comme l’augmentation de la fréquence de la desserte urbaine du train Al Bidaoui.

Assistance
Un marché de 17 MDH pour le CID

Finalement, c’est le cabinet CID qui a été désigné pour assister la ville de Casablanca dans la maà®trise d’ouvrage pour ses chantiers de mise à  niveau.
En effet, le Conseil de la ville vient de confier au CID, à  l’issue d’un appel d’offres international, le suivi de près d’une centaine de chantiers qu’il compte lancer d’ici 2010, dans le cadre de la mise à  niveau de ses infrastructures. Pour le CID, il s’agit là  d’une belle affaire avec à  la clé une commande de 17 MDH. Concrètement, le CID aura à  suivre et contrôler, pour le compte de la commune urbaine de Casablanca, les délais, coûts et autres paramètres des cahiers des charges sur lesquels les maà®tres d’Å“uvre se sont engagés.