Mesures de soutien au textile : 7 entreprises sélectionnées

Le comité d’évaluation a retenu cinq agrégateurs, un convecteur et un distributeur. Les contrats d’objectifs seront signés dans quelques jours. Un deuxième appel à  manifestation d’intérêt est prévu pour juin prochain.

Marwa, Paris Texas, Moda Line, Active Line, Crossing, Blue Fingers et Icoma sont les sept entreprises qui ont été retenues par le comité d’évaluation chargé de sélectionner les entreprises souhaitant bénéficier des mesures de soutien spécifiques accordées au secteur textile pour le développement des exportations et du marché local.

L’objectif initial était de retenir cinq agrégateurs, autant de distributeurs et trois converteurs. Les industriels, qui ont répondu à l’appel d’offres lancé en septembre 2011, avaient disposé, rappelons-le, de deux semaines supplémentaires pour déposer leurs candidatures. Initialement fixé au 21 novembre, le délai avait été reporté au 12 décembre afin de permettre aux entreprises de ficeler leurs dossiers. Après étude des candidatures déposées, le Comité d’évaluation regroupant le cabinet évaluateur, en l’occurrence Valyans, le ministère de l’industrie, celui des finances, l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME), la Caisse centrale de garantie (CCG) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a rendu son verdict en février dernier.

Ainsi a été sélectionné Marwa en temps que distributeur. Cette entreprise qui a développé durant ces dix dernières années une chaîne de distribution de 20 boutiques de prêt-à-porter à travers le Maroc a été l’unique candidate à avoir soumissionné à l’appel d’offres relatif à ce métier.

Parmi les dix agrégateurs qui ont répondu à l’appel d’offres, le comité d’évaluation en a sélectionné cinq : Paris Texas, Moda Line, Active Line, Crossing et Blue Fingers. Toutes spécialisées dans la confection d’articles de sportswear et de jean’s, ces entreprises exportent actuellement sur les marchés de l’Union européenne. Paris Texas a en plus développé, il y a quelques années, un courant d’affaires avec les Etats-Unis où elle exporte des T-shirts et des jean’s.
Sur les deux entreprises qui ont soumissionné pour être converteur, le comité en a retenu une seule, Icoma.

Après la sélection de ces sept entreprises, le projet entre dans sa deuxième phase, à savoir la signature du contrat d’objectifs entre l’opérateur, les pouvoirs publics, la banque partenaire qui doit cofinancer le projet et la CCG qui garantit le prêt. L’offre des pouvoirs publics aux trois acteurs porte sur un accompagnement financier, notamment le versement d’une subvention pour améliorer la rentabilité du projet.

La transparence fiscale et la régularité des cotisations sociales exigées

Selon une source proche du dossier, les entreprises choisies répondent parfaitement aux critères requis : la transparence fiscale, la régularité de la situation auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale ainsi que le positionnement actuel du candidat.

Il faut souligner que les sept entreprises sont tenues par l’obligation de réaliser un chiffre d’affaires additionnel de 200 MDH à l’horizon 2016. Pour y arriver, elles devront jouer le rôle de locomotive. Ainsi, les quatre agrégateurs devront consolider le tissu industriel autour d’activités à forte valeur ajoutée. Ils encadreront un groupe de façonniers pour réussir le passage vers le produit fini, et démarcheront les donneurs d’ordre internationaux pour leur proposer une offre de services intégrée.
Le deuxième acteur, à savoir le converteur, industriel de l’amont (filature, tissage, tricotage, teinture, impression, l’apprêt et le traitement de la matière), doit assurer la disponibilité des matières premières nécessaires à la production des agrégateurs, des distributeurs et de leurs sous-traitants.

Enfin, le distributeur doit contribuer à la structuration du marché local et développer la commercialisation des marques marocaines à travers un réseau moderne.
Au terme des cinq prochaines années, les acteurs sélectionnés feront l’objet d’un audit pour contrôler les résultats du projet selon un référentiel de suivi. On apprend en outre, du côté de l’Amith, que l’ANPME prépare le lancement du deuxième appel à manifestation d’intérêt qui devrait avoir lieu en juin prochain.