Mesure d’urgence : 530 MDH engagés à  fin juin

385 entreprises ont pu bénéficier de l’exonération de la CNSS pour une enveloppe de 128 MDH.

70 autres ont eu la garantie de l’Etat pour financer leurs besoins en fonds de roulement.

Six mois après leur mise en œuvre, les mesures d’urgence, lancées en février dernier pour soutenir certains secteurs en difficulté, ont-elles été efficaces ? C’est la question à laquelle se proposaient de répondre les membres du comité de veille stratégique réunis, mercredi 15 juillet, à Rabat. Et le premier bilan des six mois d’application semble a priori rassurant. Selon la cellule de monitoring du programme, pilotée par la direction des études et prévisions financières (DEPF) du ministère des finances, «le plan d’urgence a permis au moins d’arrêter l’hémorragie et de stabiliser la situation». La vague de fermetures et de perte d’emplois dans certains secteurs s’est arrêtée. Selon la DEPF, à fin juin, on est à environ 10 000 emplois perdus dans le textile, par exemple, soit le même niveau depuis le début de l’année.
Ceci s’explique par le fait que les entreprises se sont d’abord focalisées ces premiers mois sur la préservation des emplois. La preuve, 63% des demandes adressées par les industriels à la commission chargée d’instruire les dossiers, portaient sur le volet social à savoir l’exonération des cotisations de la CNSS prévue sur une durée de six mois renouvelable. Ainsi sur 398 dossiers déposés à fin juin, 385 ont été traités et agréés, représentant une enveloppe de 128 MDH.
En revanche, seuls 15% des demandes concernaient le dispositif de financement des besoins en fonds de roulement adossé à la garantie de l’Etat (via la Caisse centrale de garantie) : sur les 93 entreprises qui en ont fait la demande, 70 ont obtenu l’accord pour la garantie de l’Etat, ce qui représente une enveloppe de 400 MDH. Enfin, 11% seulement des entreprises ont fait des demandes pour financer la formation et les actions de promotion à l’étranger.
Au menu également de la réunion du 15 juillet, un exposé sur la conjoncture et les prévisions pour les mois qui restent de l’année. Et à en croire la DEPF, il y a véritablement un début, du moins des prémices de reprise dans certains secteurs. Ainsi, pour l’Office chérifien des phosphates, il semble que la demande et les cours mondiaux reprennent et que les activités de l’OCP vont nettement s’en ressentir dans les six mois qui viennent. Idem pour le tourisme dont les chiffres du mois de juin sont en nette amélioration (voir article page 10)
Enfin, chose promise chose due : la réunion du comité de veille a été l’occasion pour le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM) et la Caisse centrale de garantie (CCG) de signer la convention relative à l’octroi de garanties de l’Etat pour les projets d’investissement portés par les MRE.