Médicaments : le générique prend des parts de marché au princeps

Le nombre de boîtes de médicaments génériques vendues en 2013 a augmenté de 4,1% contre 0,4% pour le princeps.

Bonne évolution pour les médicaments génériques en 2013. D’après les derniers chiffres de l’IMS Health, ces produits, encore contestés par une partie des prestataires de soins, ont enregistré une évolution de 4,1% en volume par rapport à 2012. Avec 97,857 millions de boîtes vendues, le générique représente 31,8% du marché privé qui se monte à 307,4 millions de boîtes. Il a généré un chiffre d’affaires de 2,9 milliards de DH, en hausse de 6,7% par rapport à l’année précédente, sur un montant global de 8,9 milliards.
Sur le marché public constitué des achats hospitaliers, la part du générique est de l’ordre de 90%.

Les exportations en hausse de 15%

Un niveau qui est tout à fait compréhensible en raison de la politique de promotion du ministère de la santé ainsi que l’option retenue par la CNOPS, gestionnaire de l’AMO pour les fonctionnaires, d’approvisionner sa pharmacie essentiellement en génériques. Cette caisse n’achète le princeps que lorsque la copie n’existe pas. 

L’analyse des ventes par spécialité révèle que les génériques restent concentrés sur les antibiotiques et les médicaments de l’appareil digestif, du métabolisme, du système cardiovasculaire, de l’appareil locomoteur, du système nerveux et de l’appareil respiratoire. Beaucoup plus lentement, les princeps ont aussi progressé aussi bien en nombre d’unités vendues (0,4%) qu’en chiffre d’affaires (0,7%), à respectivement 209,57 millions de boîtes et 5,9 milliards de DH.
Les besoins nationaux en médicaments sont couverts, selon l’IMS Health, à près de 65% par la fabrication locale contre 15% en 1965. Les exportations, quant à elles, ont porté sur 8% de la production locale. En hausse de 15% par rapport à 2012, elles sont principalement dirigées vers les pays maghrébins, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Cette hausse a été possible grâce au niveau de qualité atteint par le médicament marocain reconnu par l’OMS qui place le pays dans la «Zone Europe». La production locale couvre l’ensemble des classes thérapeutiques et porte sur près de 6000 spécialités.