Marsa Maroc en Bourse avant fin 2014

L’opération devrait avoir lieu pendant le deuxième ou le troisième trimestre de 2014. La Direction des entreprises publiques et de la privatisation s’active depuis trois semaines pour le choix d’une banque conseil. Marsa Maroc a publié une note interne à  l’intention de son personnel.

Marsa Maroc s’introduira en bourse l’année prochaine. De sources très bien informées, les équipes de la Direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP) s’activent, depuis plus de trois semaines, pour le choix d’une banque d’affaires qui se chargera de la valorisation de l’entreprise et des détails techniques de l’opération. Un appel d’offres sera lancé incessamment dans ce dessein.

Alors que d’aucuns évoquent un partenariat stratégique avec un opérateur portuaire international (notamment DPW, Dubaï ports world, troisième mondial ou PSA, l’autorité portuaire de Singapour, deuxième mondial) couplé à un placement d’une partie du capital en bourse, d’autres sources très proches de Marsa Maroc insistent sur le fait qu’il s’agira uniquement de la cession par l’Etat marocain (qui détient 100% du capital de l’entreprise) d’une part minoritaire en tant que flottant en bourse. Pour l’heure, la DEPP n’a pas encore fourni de détails, ni sur la part du capital qui sera mis en vente ni sur le calendrier de cession. Nos sources se contentent d’indiquer que la note de présentation de l’appel d’offres parle d’une introduction vers la fin de l’année 2014. «Le choix d’une date précise dépendra de la situation du marché boursier et de la manière dont cette opération sera accueillie. Cela devra probablement avoir lieu durant le deuxième ou le troisième trimestre 2014, en jugeant par le délai nécessaire pour chaque étape depuis le choix de la banque d’affaires jusqu’à l’IPO», explique-t-on.

Un programme de départs volontaires finalisé en octobre

De son côté, le ministère de l’équipement confirme l’information. «L’idée est bien là. A l’instar de plusieurs entités publiques, Marsa Maroc a atteint un stade de maturité qui la prédispose à s’introduire en bourse pour qu’elle se donne davantage de moyens de consolider son développement dans le futur», déclare Aziz Rebbah, ministre de l’équipement et du transport. Selon lui, jusqu’ici, l’étape préalable est gérée par les finances, sachant que son ministère entrera en lice après la finalisation de la phase technique.

Chez Marsa Maroc, selon nos sources, une note a été adressée à l’ensemble des employés pour les préparer à l’opération en les informant de ses grandes lignes. L’on y apprend qu’elle se déroulera en deux phases, notamment la valorisation et le placement, d’ici fin 2014. Il faut dire que l’établissement a entrepris plusieurs actions stratégiques dont les plus remarquables ont consisté en l’acquisition de la concession d’exploitation du 3e terminal à conteneurs du port de Casablanca en février 2013, dans le cadre d’un appel d’offres de l’Agence nationale des ports, et en la finalisation en octobre d’un programme de départs volontaires. Des sources très bien placées à Marsa Maroc affirment qu’il s’agit d’une pure coïncidence de calendrier et que cela n’a rien à voir avec l’introduction en bourse. «Ces opérations datent de plusieurs mois, alors que l’ouverture du capital date de trois semaines à peine», explique-t-on.

Au capital d’environ 730 MDH, la société d’exploitation des ports, une SA à directoire et conseil de surveillance créée en décembre 2006 et dont Marsa Maroc est le nom de marque, est le leader national de l’exploitation des terminaux portuaires. Présente dans 9 ports, elle offre des services de manutention, de stockage et de logistique portuaire ainsi que des services aux navires. En 2012, elle a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards de DH, générant un résultat net de 192 MDH via un trafic global de 35,5 millions de tonnes. L’entreprise s’est engagée dans un processus de développement dicté par la dynamique que connaît le secteur de la logistique au Maroc.
Pour rappel, un appel d’offres a été déjà lancé en 2008 pour le choix d’une banque d’affaires afin de valoriser l’entreprise, mais cette décision n’avait pas été suivie d’effet.