Maroc-Union européenne : de nouveaux tarifs douaniers pour les produits agricoles et de la mer

La plupart des produits marocains entreront à  0% en Europe. En 2014, le quota autorisé pour la tomate et la clémentine sera porté respectivement à  285 000 tonnes et 175 000 tonnes.

L’accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne relatif à la libéralisation des échanges de produits agricoles bruts et transformés, de poisson et de produits de la pêche est entré en vigueur le 1er octobre courant. Selon cet accord, tous ces produits entreront sur le marché de l’ensemble des pays européens à un taux de 0%. Bien entendu, des mesures de restriction sont prévues pour protéger la production européenne, ce qui n’a pas empêché le Maroc d’améliorer sa situation. Par exemple, pour la tomate, produit sensible par excellence, la barrière du contingentement tombe complètement en juin et septembre avec, en prime, des taux préférentiels (60% en moins) durant cette période. De plus, le quota d’exportation passera de 233 000 t à 285 000 tonnes en 2014.

Les amandes ne bénéficieront d’un taux préférentiel qu’à hauteur de 200 tonnes

Autre exemple, le concombre peut être exporté en Europe entre juin et octobre en quantités illimitées à un taux réduit à 0%. Les mêmes facilités sont accordées à la clémentine entre novembre et mars. Le quota sera également porté à 175 000 t en 2014 contre 130 000 actuellement.
Côté marocain, on peut signaler qu’il y a un nombre impressionnant de restrictions pour protéger l’industrie et l’agriculture. Ainsi, si le foie est autorisé à être importé à 0%, il est stipulé qu’il doit être à destination de la fabrication des médicaments. Les carcasses de viandes de l’espèce bovine fraîches ou réfrigérées, taxées auparavant à 254%, verront leur taux ramené à 0 %. Dans cette même catégorie, mais qui étaient taxés entre 10 et 32,5%, figurent le lait concentré, granulé ou additionné de sucre ou en poudre mais uniquement pour les nourrissons. Le fromage et ses dérivés doivent aussi être destinés à l’industrie pour bénéficier de l’exonération. Le thé vert, le café non torréfié les épices et la vanille vont pouvoir entrer librement sur le marché national.

Dans la deuxième catégorie sont inscrits les produits qui n’atteindront le taux zéro qu’au bout de 5 ans. C’est le cas du poisson frais ou à transformer, du fromage râpé ou non ou encore des plantes, racines et autres tubercules mais aussi de la pomme de terre à l’état frais ou réfrigéré, du haricot, de l’oignon…

Dans la catégorie figurent les produits qui ne seront libéralisés que dans 10 ans. On note, entre autres, le riz, les saucisses et les préparations homogénéisées (viandes, poissons, crevettes préparées ou conservées…).

Enfin, il y a des produits dont les taux seront réduits mais qui, dans une première phase, sont dans un schéma de contingentement. Y figurent les amandes qui ne bénéficieront d’un taux préférentiel qu’à hauteur de 200 tonnes.