Maroc : Les comptes extérieurs pourraient enregistrer un déficit plus lourd qu’en 2011

Avec les finances publiques, les comptes extérieurs sont le deuxième grand défi que l’Exécutif se doit de relever.

Avec les finances publiques, les comptes extérieurs sont le deuxième grand défi que l’Exécutif se doit de relever. L’emprunt de 1,5 milliard de dollars qui vient d’être levé soulage certes, pour un temps, le avoirs extérieurs, mais le problème demeure en entier. Le déséquilibre de la balance commerciale est en effet tel qu’il faut plus que cela pour atténuer l’ampleur du déficit. Celui-ci est d’ailleurs structurel. A fin novembre, le solde du commerce extérieur s’est établi à 183,14 milliards de DH, soit davantage que toutes les exportations du pays réunies ! Quand on sait que, parallèlement, les transferts des MRE et les recettes de voyages ont baissé respectivement de 4% et 2,3% et que les investissements et prêts privés étrangers n’ont augmenté que d’un “petit” 1,2%, on ne sera pas étonné, lorsque les chiffres seront connus, que le compte courant de la balance des paiements enregistre, une fois de plus, un déficit record. A fin juin, dernière date de sa publication par l’Office des changes, le déficit de ce principal compte extérieur s’élevait à plus de 47 milliards de DH. A ce rythme, il n’est pas exclu qu’à la fin de l’exercice il dépasse le niveau de l’année dernière et qui était de -64,6 milliards de DH.

Le gouvernement en est bien sûr conscient, il a même commencé à mettre en place des mesures (défense commerciale, préférence nationale dans le projet de décret sur les marchés publics) de nature à freiner quelque peu les importations. Mais il sait que le plus important est surtout d’améliorer les exportations, ce qui est une affaire infiniment plus complexe. Rien n’interdit cependant d’opérer sur les deux tableaux.

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